L’Europe doit s’affranchir de la tutelle US et renouer avec la Russie



L’impasse qui caractérise les relations entre le G7 et la Russie subsistera aussi longtemps que les membres européens du groupe resteront dans le sillage de Washington.

L’Europe doit renoncer à la politique imposée par les Etats-Unis et l’Otan pour adopter une position indépendante vis-à-vis de la Russie, a déclaré Michael Hudson, président de l’Institut américain de recherche sur les tendances économiques à long terme, dans une interview à Sputnik.

Cet entretien a eu lieu après la déclaration du ministre allemand de l’Économie et de l’Énergie selon laquelle le G7 devait inviter la Russie à retrouver au plus vite sa place dans ce groupe des pays les plus industrialisés du monde.

Michael Hudson a pour sa part mis en garde l’Europe contre toute tendance à se laisser dominer politiquement par les Etats-Unis.

« Tant que l’Europe demeurera une colonie politique de l’Amérique ou peu s’en faut, elle devra s’attendre à une plus grande austérité et à une déchéance industrielle encore plus poussée », a indiqué l’analyste.

Évoquant les relations entre le G7 et la Russie, Michael Hudson a mis en garde contre une augmentation de l’influence américaine sur le groupe.

« Les relations ne s’amélioreront pas beaucoup tant que le G7 ne prendra pas ses distances par rapport aux États-Unis et à l’Otan et que les pays du G7 autoriseront les commandants militaires mis en place par l’Otan à définir les fondements de leur politique extérieure », a affirmé l’expert.

Dans une interview accordée au site Internet allemand Russlandkontrovers, Sigmar Gabriel avait qualifié la Russie d’acteur mondial important et avait souligné que son exclusion prolongée du G7 ne ferait qu’accentuer les divisions sans apporter de solution politique. Le ministre avait également indiqué que malgré les divergences et les tensions actuelles, la Russie restait un partenaire économique important pour l’Allemagne.

Les propos de Sigmar Gabriel étaient venus quelques jours après la déclaration d’un haut conseiller de la chancelière fédérale Angela Merkel selon laquelle il était trop tôt pour discuter de la levée des sanctions contre Moscou.

La prorogation des sanctions antirusses sera évoquée en priorité lors du sommet européen de deux jours qui débutera le 28 juin. La Hongrie, Chypre, la Grèce, l’Italie et la Slovaquie pourraient appeler à un assouplissement, voire à la levée de ces mesures restrictives.

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