Libye : le risque de guerre civile



Les forces du gouvernement non reconnu de Libye, basé à Toubrouk à l’Est, se sont emparées mardi 13 septembre du Croissant pétrolier.

Commandées par le général Hafter, elles n’ont mis que trois jours pour s’emparer des terminaux pétroliers qui étaient sous contrôle du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale. La zone du Croissant pétrolier se trouve au nord-est de la Libye, lieu hautement stratégique pour le contrôle des infrastructures économiques de la Libye. Le pétrole constitue la principale richesse de la Libye.

Le GNA a condamné l’offensive lancée par l’armée du général Haftar, en la qualifiant d’agression flagrante contre les acquis du peuple libyen.

En s’emparant des installations pétrolières, le général Hafter défie les autorités reconnues par la communauté internationale, ce qui risque d’accentuer la division du pays et de plonger la Libye dans la guerre civile. Le plan de paix de l’ONU est plus que jamais menacé et les jours du GNA semblent comptés. Car, c’est la première fois que l’armée nationale libyenne que commande le général Hafter affronte directement et frontalement les forces loyales au GNA, basé à Tripoli, à l’Ouest de la Libye. Jusque-là, les forces de Hafter se contentaient de combattre les brigades révolutionnaires et islamistes basées dans la région de Benghazi. Alors que celles du GNA tentaient et tentent toujours de libérer la ville de Syrte des mains de Daech.

L’attaque contre le croissant pétrolier intervient après le refus le 22 août du parlement réfugié à Tobrouk d’accorder sa confiance au gouvernement d’union nationale. Ce refus a mis en danger l’accord signé à Skhirat (Maroc) avec l’aide de l’ONU pour réconcilier les deux forces rivales. L’émissaire de l’ONU pour la Libye, Martin Kobler, a condamné les attaques contre les terminaux pétroliers et a appelé les Libyens à reconnaître le GNA comme seul gouvernement du pays. Les États-Unis, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Espagne ont demandé lundi 12 septembre le « retrait immédiat et sans conditions de toutes les forces armées qui se trouvent dans le Croissant pétrolier », selon Le point.

Source : tsa-algerie.com / M.O Mehenni

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