L’Iran respecte ses engagements



NucléaireTéhéran n’a «pas enrichi d’uranium» à des degrés prohibés par l’accord et n’a pas non plus enfreint l’accord concernant son réacteur à eau lourde d’Arak.

L’Iran respecte bien ses engagements liés à son programme nucléaire, selon un rapport de l’AIEA divulgué vendredi.

Le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est le deuxième depuis l’entrée en vigueur en janvier d’un accord avec les grandes puissances permettant une levée des sanctions internationales contre ce pays.

Le stock iranien d’uranium faiblement enrichi, matériau à usage civil qui peut être converti en arme nucléaire, n’a pas dépassé le seuil convenu de 300 kilos. Le niveau d’eau lourde n’a pas excédé le niveau autorisé de 130 tonnes, comme cela avait été brièvement le cas au cours de précédente période de vérification. La vérification par l’AIEA a continué comme convenu.

Normalisation des relations

Cette évaluation autorise la poursuite de la mise en oeuvre de l’accord. Il permet notamment de continuer la normalisation des relations économiques internationales avec cette puissance pétrolière et gazière après la levée d’une grande partie des sanctions internationales.

L’AIEA est chargée de veiller au respect par Téhéran de ses engagements destinés à garantir la nature exclusivement pacifique de son programme nucléaire, via notamment une réduction drastique de ses capacités. Selon l’accord du 14 juillet, les sanctions internationales peuvent être remises en place en cas de manquement.

Téhéran a toujours nié chercher ou avoir cherché à se doter de l’arme atomique, tout en revendiquant son droit à exploiter une filière nucléaire complète.

Sanctions américaines

Les Etats-Unis continuent à imposer des sanctions à l’Iran, notamment à cause de son programme de missiles balistiques et son soutien à certains groupes comme le Hezbollah libanais ou des groupes palestiniens, qualifiés de «terroristes» par Washington.

Téhéran reproche aujourd’hui à Washington de ne pas faire le nécessaire pour rassurer les grandes institutions bancaires internationales afin de s’engager en Iran.

De nombreuses délégations politiques et commerciales étrangères, notamment européennes et asiatiques, sont venues en Iran ces derniers mois pour rétablir le contact, et de nombreux protocoles d’accord ont été signés. (ats/nxp)

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