La littérature Amazigh : Un autre défi à relever.



Mouloud Mammeri, Bessaoud Mohand Arab, Haroun Mohamed, Salem Chaker, Belaid At Ali, Saïd Boulifa…ont réussi le défi de sauver la langue, la culture et l’identité Amazigh d’une mort certaine programmée par le pouvoir Algérien pour asseoir l’hégémonie de l’arabo-islamisme.

Maintenant, il appartient aux jeunes générations de relever d’autres défis pour être dignes de leurs ainés. Parmi ces nombreux défis, je citerais celui qui me tient le plus à cœur, celui de hisser la littérature Amazigh au firmament.

Certes, la littérature Amazigh a déjà le mérite d’exister contre vents et marées, d’affirmer sa présence même timidement. Cependant, il ne faudrait pas tomber dans l’autosatisfaction et se suffire de cette présence symbolique sous prétexte des multiples entraves et obstacles dressés par le pouvoir algérien et ses relais pour freiner son épanouissement.

Les écrivains Kabyles d’expression Amazigh doivent redoubler d’efforts pour relever le niveau de leurs œuvres littéraires, tous genres confondus : poésies, nouvelles, romans, pièces théâtrales, contes, fables, histoires, récits…

Les dramaturges, les poètes, les romanciers, les conteurs, les nouvellistes…doivent persévérer dans la créativité pour espérer rivaliser avec les meilleurs et marquer de leurs empreintes la littérature universelle aux côtés des géants de la littérature comme Victor Hugo, Gabriel Garcia Markez, William Shakespeare, Ernest Hemingway et tant d’autres stars.

La Kabylie regorge de grands talents qui ont des capacités remarquables. Nous avons le devoir moral de les encourager en achetant leurs livres, en les lisant, en les publiant, en diffusant leurs œuvres, en les critiquant d’une manière constructive pour les inciter à se remettre en cause et se surpasser afin de représenter dignement la littérature Amazigh dans les salons internationaux.

Par Hammar Boussad.

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