L’ONU préoccupée par l’absence prolongée d’élections



HaïtiLa date du 24 avril, prévue dans un accord cadre, n’a pas été respectée.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s’est dit préoccupé lundi de la non-tenue des élections ce dimanche en Haïti, sans qu’une nouvelle date n’ait été fixée pour ces scrutins reportés sine die depuis décembre.

Ban Ki-moon «note avec une profonde préoccupation que la date du 24 avril, telle que convenu dans l’accord du 5 février, pour la tenue d’élections en Haïti, n’a pas été respectée et qu’aucun calendrier électoral alternatif n’a été annoncé», peut-on lire dans son communiqué.

L’accord mentionné par l’ONU avait été signé entre le pouvoir exécutif et le parlement haïtien pour pallier l’absence de successeur au président Michel Martelly, qui a achevé son mandat le 7 février.

Processus suspendu

Cet accord a permis l’élection de Jocelerme Privert, à l’époque président du Sénat, au poste de président provisoire pour un mandat de trois mois. Le document indiquait également que les élections laissées en suspens seraient organisées le 24 avril.

Mais cette échéance n’a pas pu être respectée car l’installation du nouveau gouvernement et du conseil électoral provisoire, institution en charge de l’organisation des scrutins, n’a été réalisée que trois semaines auparavant.

Le processus électoral est suspendu en Haïti depuis décembre après des protestations de l’opposition qui considère que les précédents tours de scrutins ont été émaillés de «fraudes massives» au profit du parti de Michel Martelly.

«Farce ridicule»

Au premier tour du scrutin présidentiel, le 25 octobre, le candidat du pouvoir, Jovenel Moïse, avait recueilli 32,76% des voix, contre 25,29% pour Jude Célestin, qui a qualifié ces scores de «farce ridicule».

Pour permettre une reprise sereine des opérations de vote, le président provisoire a décidé la création d’une commission de vérification des votes qui se sont tenus en 2015.

Si l’ONU dit prendre note de cette création, le secrétaire général insiste sur «la nécessité de parachever ce processus avec l’urgence requise».

«Le pays, faisant face à des défis socio-économiques et humanitaires majeurs, ne peut se permettre une période de gouvernance transitoire prolongée», rappelle Ban Ki-moon. (afp/nxp)

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