L’Onu signale la pression sur le tribunal dans l’affaire du massacre d’Odessa



Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), il s’agit d’une atteinte à l’indépendance du tribunal dans l’enquête portant sur les évènements du 2 mai 2014 dans la Maison des Syndicats à Odessa.

Le rapport à ce sujet a été publié le 3 juin.

« Bien qu’il y ait beaucoup de victimes, seul un délinquant, Sergueï Khodiak, un militant actif pour l’unité, a été accusé d’avoir fusillé une personne dans le centre de la ville d’Odessa. Mais ensuite il a été relâché après deux jours de détention provisoire en raison de la pression exercée par les autres activistes », lit-on dans le rapport.

D’après le document, « les partisans de la fédéralisation, qui ont été arrêté en lien avec le recours à la violence du 2 mai 2014, ont été placés en garde à vue provisoire pour deux ans ».

Kiev a déjà été critiqué à maintes reprises pour avoir freiné l’enquête sur les évènements à Odessa. En janvier, l’organisation non-gouvernementale Human Rights Watch a signalé l’absence de progrès dans l’enquête. En novembre 2015, les experts du Conseil de l’Europe ont également critiqué les services ukrainiens d’application de la loi.

Le 2 mai, 48 membres et partisans du mouvement Antimaїdan ont trouvé la mort dans un incendie criminel après s’être réfugiés dans la Maison des Syndicats dans le sillage de leur confrontation avec les manifestants pro-européens. 42 personnes sont mortes d’asphyxie au monoxyde de carbone ou en sautant du bâtiment en flammes, alors que les six autres ont été tuées lors des affrontements. Plus de 250 personnes ont été blessées.

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