L’Oranie : le futur hub automobile du pays



Il est manifeste qu’e le gouvernement a mis en place une stratégie de concentration des usines de voitures dans l’Oranie.

L’Oranie est en train de raffler tous les projets de construction de voitures. Renault a déjà lancé son usine de montage de véhicules à Oued Tlelat en novembre 2014. Le constructeur français au losange tablait sur le montage de la nouvelle Renault Symbol à raison de 25 000 exemplaires par an. Son lancement a permis la création de 350 emplois directs, et 500 autres emplois indirects chez les fournisseurs.

Depuis quelques mois, l’autre constructeur français, Peugeot-citroën a montré son intérêt pour l’Algérie. Très vite le gouvernement a choisi le site de cette future usine. Elle sera bâtie dans la région de Oued Tlélat également. Son lancement devait être officialisé dimanche, à l’occasion de la visite du premier ministre français, Manuel Valls, à Alger. L’information a même été communiquée aux médias. Cependant dans la journée, on a appris que la signature a été reportée sine die. Pourtant, en octobre dernier, Abdeslam Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines, assurait que le projet est finalisé. La question du foncier a même été applanie. « Je peux vous assurer que lors de la réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau,(celui de samedi et dimanche, NDLR), que nous serons en situation de signature du pacte d’actionnaires”, s’est-il enflammé. pourquoi ce report ? Mystère, le ministère de l’Industrie promet juste une signature « prochainement ».

Cependant, un troisième constructeur est sur les starting-blocks. C’est l’allemand Volkwagen qui est en négociation avec le groupe Sovac et le gouvernement. Le projet d’usine Volkswagen connaît une avancée appréciable, révèle dimanche El Watan.

Le groupe Sovac a obtenu officiellement un terrain de 150 hectares dans la wilaya de Relizane pour implanter son usine, qui produira 100 000 véhicules/an pour un investissement de plus de 170 millions d’euros, annonce El Watan. Les premières voitures sortiront de l’usine le premier semestre 2017.

Alors que cette région n’était nullement jusqu’à ces dernières année un pôle industrielle, le gouvernement a décidé d’y concentrer toutes les usines et d’en faire un hub unique pour automobiles au détrimant des autres régions d’Algérie. Ainsi, la zone industrielle de Réghaïa réputée pour la plaque tournante de l’industrie (automobile et autres) pâtit de l’absence de grands projets industriels novateurs.

Qu’y a-t-il derrière ce choix géographique ? Une stratégie de faire de l’Oranie un pôle automobile ? A y regarder de près, c’est bien le cas.

Un marché en pleine expansion

Le marché de l’automobile en Algérie a connu une formidable progression à l’ombre de la rente pétrolière. Tant est si bien que le réseau autoroutier en est saturé. Depuis 2005, le marché est ainsi passé de 100 000 immatriculations annuelles à plus de 437 000 en 2012, selon les données du cabinet Inovev. Raisons à cette progression ? La politique d’aides à la consommation mise en place par le gouvernement ainsi que les augmentations de salaires des fonctionnaires. Si le marché a atteint 400 000 ventes, il s’est preogressivement contracté en 2014 (300 000 véhicules vendus) et en 2015.

H. A.

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