L’OTAN va envoyer des navires en mer Egée



L’OTAN est prête à «soutenir et à participer à une opération» navale de surveillance en mer Egée voulue par l’Allemagne, la Grèce et la Turquie, a annoncé jeudi le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter. Elle veut les aider à faire face à la crise migratoire.

«L’OTAN et toutes les parties à la table ce matin ont indiqué la volonté de l’OTAN de soutenir et participer à cette opération», a déclaré Ashton Carter à l’issue d’une réunion des ministres de la Défense de l’Alliance à Bruxelles.

Comme la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, l’a annoncé, il s’agit de ralentir le flux de migrants entre la Turquie et la Grèce et de lutter contre les réseaux de passeurs. Ursula von der Leyen a ajouté que Berlin souhaitait que cette mission débute «le plus tôt possible».

Activités de surveillance

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a d’ailleurs confirmé ensuite qu’un groupement naval allié sous commandement allemand allait se rendre «sans tarder» en mer Egée pour «aider à lutter contre le trafic humain» des passeurs de migrants.

Le commandant des forces alliées en Europe, le général américain Philip Breedlove, «est en ce moment en train d’ordonner au groupement naval permanent (…) de se rendre en mer Egée sans tarder et d’y débuter des activités de surveillance», a déclaré Jens Stoltenberg en présentant la mission navale qui doit faire face à la crise migratoire, à laquelle l’Alliance a donné son accord de principe jeudi.

Vision claire

Si une telle opération de surveillance frontalière voyait le jour, ce serait une première pour l’OTAN, organisation militaire défensive qui avait jusqu’à ce jour refusé de s’impliquer directement dans la pire crise migratoire en Europe depuis 1945.

Berlin, Ankara et Athènes ont formellement demandé mercredi soir à leurs partenaires de l’OTAN de mettre en place une «mission de surveillance en mer Egée». L’objectif est d’avoir «une vision claire de la situation sur la côte turque», où l’activité des passeurs de migrants est florissante, grâce au partage en temps réel de renseignements, selon une source gouvernementale allemande.

Plusieurs étapes

Concrètement, le Conseil de l’Atlantique nord, qui réunit les 28 membres de l’organisation, a «mandaté les autorités militaires pour qu’elles donnent leur avis sur les options de mise en œuvre de l’opération», a expliqué Ashton Carter.

«Cela sera ensuite examiné par le Conseil militaire de l’OTAN, puis soumis au Conseil» de l’Atlantique nord, qui doit donner son feu vert final avant tout engagement militaire, a-t-il précisé.

(ats/nxp)

Lire l’article depuis sa : Source

Laisser un commentaire