Lutte contre le terrorisme: un mois d’avril très fertile



Si l’année dernière restera comme l’une des plus intenses sur le plan de la lutte antiterroriste, les premiers mois de 2016, notamment depuis la mi-mars dernier, suggèrent que les multiples fronts sur lesquels se sont engagées les troupes de l’ANP, particulièrement au sud du pays, ne risquent pas de connaître d’accalmie.

Ce mois d’avril a été on ne peut plus «fertile» pour l’armée qui, pour le clore, a remonté, en coordination avec les autres corps des services de sécurité, toute une filière composée de plus d’une trentaine d’individus convaincus de soutien aux groupes terroristes dans la région d’El-Oued qui, à elle seule, a requis toute l’attention de l’ANP depuis deux mois maintenant, lorsque cette fameuse opération qui n’a pas encore livré tous ses secrets s’est conclue, au début du mois de mars, par la mise hors d’état de nuire d’un terroriste recherché depuis une vingtaine d’années, un certain A. Kamel dit Abderrahmane, et deux de ses compagnons, et surtout la récupération d’un impressionnant arsenal composé des fameux 6 missiles anti-aériens Stinger, une vingtaine de kalachnikovs, 3 lance-roquettes RPG-7, 2 fusils mitrailleurs RPK, 2 fusils à lunettes, 2 pistolets automatiques, 16 roquettes pour RPG-7, 4 grenades, 2 ceintures explosives, 383 balles de différents calibres, 97 chargeurs de munitions. Une tentative d’incursion qui allait livrer, les semaines d’après, une somme de secrets.

Les investigations engagées permettront, un peu plus d’une semaine plus tard, le 20 mars, la mise sur pied d’une autre opération, menée sur plusieurs jours celle-là, et à l’issue de laquelle en tout sept terroristes ont été abattus, et tout un arsenal a été récupéré par l’armée.

Une série qui a évidemment suscité un tas d’interrogations de l’opinion publique d’autant plus que le discours tenu par plus d’un officiel et en toute occasion faisait état du danger de la situation.

Des interrogations qui allaient crescendo, au fil des annonces du ministère de la Défense, d’autant plus qu’au nord du pays, sur les territoires des wilayas de Tizi-Ouzou et sa voisine Boumerdès, à la relative accalmie observée depuis la fin de l’année dernière, la chronique sécuritaire a repris de plus belle avec, notamment, cette tentative d’un kamikaze contre le commissariat de Maâtkas, une vingtaine de kilomètres au sud de Tizi-Ouzou, fin mars dernier, avant qu’une opération n’aboutisse à l’élimination d’abord de trois terroristes puis d’un autre sur les monts de Sidi-Ali-Bounab surplombant la ville de Tadmaït, une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Tizi-Ouzou.

Une chronique sécuritaire singulièrement fertile qui intervient à un moment où la conjoncture, sur tous les plans, de la situation politique à l’économique en passant par le social n’a peut-être jamais été aussi truffée d’interrogations allant en s’amplifiant, chaque jour un peu plus.
M. Azedine

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