Lutte contre l’inflation: La Banque d’Algérie poursuit la résorption de l’excès de liquidités



La Banque d’Algérie a poursuivi, en avril dernier, son action de résorption de l’excès de liquidités sur le marché monétaire par la mise en œuvre des instruments indirects de la politique monétaire, malgré l’amenuisement de liquidités bancaires. Le montant absorbé au titre de la reprise de liquidités par appels d’offres a atteint 310 milliards de dinars à fin avril 2016 indique la Banque d’Algérie. À fin septembre 2015, la liquidité globale des banques s’établit à 1 828 milliards de dinars (2104,96 milliards de dinars à fin juin 2015) contre 2 730,88 milliards de dinars à fin décembre 2014. Ainsi, après une forte contraction au premier semestre 2015 (- 625,92 milliards de dinars), la liquidité bancaire s’est davantage détériorée au cours des neuf premiers mois de 2015. La forte baisse des dépôts du secteur des hydrocarbures en est la principale cause, en contexte de persistance du choc externe. Aussi, face à l’amenuisement de l’excès de liquidités et dans le but de dynamiser davantage le marché monétaire interbancaire, la Banque d’Algérie a commencé à réduire graduellement les reprises de liquidités.

Pour rappel, le montant absorbé au titre de la reprise de liquidités par appels d’offres avait  atteint 376 milliards de dinars à fin février 2016 contre un montant de 579 milliards de dinars à fin janvier 2016. Les encours des reprises de liquidités à 7 jours, 3 mois et 6 mois s’élèvent respectivement à 200 milliards de dinars, 65 milliards de dinars et 45 milliards de dinars. La facilité de dépôt souscrite par les banques a enregistré une baisse de près de 191 milliards de dinars, passant de 561 milliards de dinars à fin mars à 371 milliards de dinars à fin avril 2016. La Banque d’Algérie, dans le cadre de la préservation de la stabilité monétaire, résorbe de manière effective l’excès de liquidités sur le marché monétaire et contribue ainsi au contrôle de l’inflation, au moyen d’instruments de politique monétaire appropriés (reprises de liquidités, facilités de dépôts à 24 heures et réserves obligatoires). La Banque d’Algérie, relève que le marché monétaire interbancaire a été marqué par des demandes exprimées sur le segment des opérations au jour le jour et à terme. L’encours sur ce marché a atteint
140 milliards de dinars à fin avril 2016 contre 170 milliards de dinars à fin mars 2016 soit une baisse de près de 30 milliards de dinars. L’activité du marché des valeurs d’État a enregistré une tendance haussière de 61 milliards de dinars.

L’encours des valeurs d’État émis par voie d’adjudication sur le marché monétaire a atteint 1 083 milliards de dinars à fin avril 2016 contre 1 022 milliards de dinars à fin mars 2016. Les taux d’intérêt et les taux de rendement annuels moyens pour les différentes catégories des titres de l’État ont varié de 0,91% à 1,09% pour  les bons du Trésor à court terme (BTC), 13 et 26 semaines, de 2,25% à 2,35% pour les bons du Trésor assimilables (BTA), 1 à 5 ans, et de 2,78% à 3,89% pour les obligations assimilables du Trésor (OAT), 7 ans à 15 ans, en fin de période. La Banque d’Algérie annonce quelle a maintenu son rythme et ses conditions d’intervention sur le marché monétaire. Les taux appliqués aux opérations de reprise de liquidités à 7 jours, 3 mois et 6 mois et de la facilité de dépôt à 24 heures rémunéré par la Banque d’Algérie restent fixés respectivement à 0,75%, 1,25%, 1,50% et 0,30%. Les taux d’intérêts au marché monétaire interbancaire se sont négociés durant cette période dans une fourchette comprise entre 0,34375% et 0,78125% pour des maturités allant de 24h jusqu’à 7 jours.

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