Marine Le Pen (FN) doit rembourser 296 497,87 euros avant minuit



Le parti d’extrême droite française, le Front national, est rattrapé est par ses emplois fictifs. Au Parlement européen, les services anti-fraude mènent actuellement des enquêtes approfondies sur une vingtaine de collaborateurs du FN.

Pendant que François Fillon, le candidat de la droite, essaye de se dépatouiller de la « Penelopegate », Marine Le Pen est elle aussi au coeur d’un scandale d’emplois fictifs au sein du parlement européen. Premier résultat : pour les deux premières affaires, Marine Le Pen va devoir rembourser plus de 340 000 euros, dont la majeure partie avant ce mardi soir. A défaut, lui seront retirées tous les mois la moitié de ses indemnités parlementaires et de ses frais de séjour, ainsi que la totalité de ses frais forfaitaires de secrétariat, jusqu’au recouvrement complet des montants détournés.

C’est l’examen de l’organigramme du Front national qui a conduit les inspecteurs de l’Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) à constater qu’une vingtaine de permanents du parti occupaient des emplois à temps complets, à la fois au siège du FN en région parisienne, et au Parlement européen, à Bruxelles et à Strasbourg.

Les deux premières enquêtes sont bouclées et confirment la thèse d’emplois fictifs et aboutissent à réclamer à Marine Le Pen le remboursement d’ici à minuit de précisément, 296 497,87 euros. Cette somme est celle encaissée indûment entre 2010 et 2016 par Catherine Griset, assistante et ex-belle soeur de Marine Le Pen.

Pour l’autre dossier, qui vise Thierry Légier, le garde du corps de cette dernière, laquelle a reconnu d’ailleurs le caractère entièrement fictif de son emploi en tant qu’attaché parlementaire, il s’agit de trois mois en 2011 qui ont tout de même donné lieu au détournement de 41 554 euros qui devront être recouvrés avant le 28 février.

Avec RFI

Source : lematindz.net

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