Médéa, une wilaya maudite ?



Ils « siègent » dépités à l’APN, ils somnolent sur des nuages à l’APW et font des affaires scabreuses aux APC.

Les élus de la plèbe de la wilaya de Médéa et de sa capitale, l’âme narquoise, continuent d’ignorer les aspirations citoyennes pour lesquelles bon nombre d’entre eux ont été élus et d’afficher un air sérieux et très martial pour les occasions conjoncturelles et autres fêtes nationales pour se donner de l’allure, de l’importance, se pavanant l’espace d’une duperie, l’espace d’une journée anniversaire, sirotant le thé au miel et avalant des petits fours au salon feutrée de leurs tours d’ivoires feutrées et capitonnés, loin des chahuts de gamins d’une certaine époque, non sans faire faire le pied de grue, qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il vente, au protocole, aux policiers et gendarmes, pour venir enfin se parader, se donnant l’accolade des Judas et s’échangeant des sourires sournois pour leurs « haut faits d’armes » que sont le largage à vau-l’eau des espoirs et autres rêves placés en eux par les sans-logis, les sans le sou, les chômeurs, les malades mentaux, les parturientes , les jeunes, les vieux pour une bien meilleure prise en charge de leurs problèmes.

Nos villes et villages plongent dans l’obscurité, nos hôpitaux se déglinguent, nos écoles sont sinistrées ,nos routes et ruelles sont défoncées , nos villes et villages croulent sous les tonnes d’immondices et de saletés, le seul parc récréatif forestier de Ben Chicao fermé pour accentuer encore plus le vague à l’âme, le dégoût qui vous saisit, tôt le matin, pour vous coller, toutes sortes d’aléas qui vous font la vie dure à Médea et ses contrées proches et lointaines. Une Wilaya maudite par le laxisme, le laisser-aller et le laissez-faire de ses mal-élus en mal de puissance. Faire du lobbying et ramener des investisseurs pour l’unique zone industrielle de Médéa n’est pas leur panacée Moult projets de développement, censés justement apporter un tant soit peu de gaité, de bien-être social n’arrivent toujours pas à démarrer, personne ne s’en offusque. « Doucement le matin pas trop vite le soir… » credo fétiche, surtout en ce mois sacré du Ramadan, des directeurs de l’exécutif, incrédules de la farniente qui règne en maître de céans de leurs respectives département, n’hésitant pas à abandonner de grandiose réalisations architecturales qui pourraient demain rendre d’inestimables services aux citoyens de la région.

Maintenant que l’austérité est prônée, l’hôpital Mères et Enfants, le village olympique, le parc écologique et bien d’autres projets sont de facto remis aux calendes grecques. La piscine olympique de la ville de Médea accuse déjà un retard des plus intrigants. Même l’accession en Ligue 1 professionnelles du club locale Olympique de Médéa a été un non-événement pour ces tristes sires. Et le wali dans tous çà ? Aux dernières nouvelles, il est porté absent depuis les sorties de visites impromptues lors de son installation. « Veni, vidi, vici ». Il est venu, il a vu, il a vaincu. C’est dire que la malédiction a frappé, frappe et frappera encore longtemps la wilaya de Médéa, depuis le départ du wali-bâtisseur Abdelkader Zoukh, dont la marque de fabrique de son passage stoïquement réalisée à la sortie Sud de la ville happe encore les esprits.

L’incompétence de sinistre mémoire de son successeur, l’actuel wali de Tizi Ouzou, a fini par tirer la wilaya dont il avait la charge vers le bas. Et depuis Médéa et ses contrées proches et lointaines peinent à se relever. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que Mihoub, un village du fin fond de la wilaya, sérieusement secoué par un tremblement de terre et de plus de 74 répliques s’invite au quotidien de ces ronds de cuirs quant à la prise en charge de ces citoyens, pauvres pour la plupart, bizarrement mal couverts médiatiquement. Plus de 6 mois après son investiture l’actuel wali saura-t-il booster l’activité tous azimuts pour redorer le blason d’une région aux multiples facettes agraires, économiques et socio-culturelles, ignorant dans la foulée les atermoiements de ces mal-élus qui n’ont rien prouvé ni hier, ni aujourd’hui. Dès lors le wait and see est de mise !

Brahim Ferhat

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