Meeting de soutien au programme du président: Les partis alliés dans l’embarras



Bien qu’ils soutiennent à fond le programme du chef de l’Etat, ces derniers refusent de signer un chèque en blanc au parti majoritaire.

Vont-ils adhérer ou pas? Les partis de l’alliance présidentielle sont dans la tourmente. Le meeting annoncé par le FLN en guise de soutien au programme du président complique davantage la donne pour eux. Le RND, le MPA et le Parti de l’avenir de Abdelaziz Belaïd ne savent plus sur quel pied danser. Bien qu’ils soutiennent à fond le programme du chef de l’Etat, ces derniers refusent de signer un chèque en blanc au parti majoritaire. Or, ne pas adhérer à une telle action devant la conjoncture actuelle peut sérieusement nuire à leurs intérêts. «Nous n’avons pas encore abordé cette question», affirme Mohammed Guigi, député et membre du secrétariat national du RND qui précise que les négociations se poursuivent et que rien n’est exclu.
De son côté, le FLN ne désespère pas. Le secretaire général Amar Saâdani souhaite toujours l’adhésion de ses alliés potentiels. «La date du 30 mars n’est pas officielle, cela sera confirmé lors de la réunion qui regroupera les chefs des partis ces jours-ci au val d’Hydra», a déclaré Rachid Assas, membre du bureau politique chargé de l’adhésion au sein du FLN. Selon lui, jusqu’à présent le parti est soutenu dans sa démarche par 35 formations et le nombre est appelé à la hausse. En annonçant la tenue du meeting pour le 30 du mois en cours avant la réunion de l’Initiative, le chef de file du FLN voulait tendre la perche à ses alliés lors de la campagne électorale pour le 4e mandat.
Le choix de tenir ce meeting en parallèle avec le deuxièmes congrès de l’opposition, n’est pas fortuit.
Le patron du FLN veut faire d’une pierre deux coups, à savoir contrecarrer l’action de l’opposition et convaincre les partis réticents à le rejoindre. Sachant que les formations qu’il compte à son actif ne pèsent pas trop, Saâdani profite de la conjoncture pour forcer la main à ses partenaires en vue d’adhérer a son initiative qui vise à constituer un front solide autour du président de la République. Cette initiative, explique Saâdani, a pour objet de «prémunir le pays contre l’ingérence étrangère, elle connaît une importante affluence et peut rassembler jusqu’à 50 partis et des centaines d’associations».
L’homme a promis lors de sa dernière sortie publique une démonstration de force lors du meeting du 5 Juillet, en indiquant qu’«il y aura la participation de centaines de personnes et à ce moment-là on verra qui mobilise et qui ne mobilise pas». Or, pour frapper fort, le FLN a besoin de son allié, le RND. Il faut reconnaître que malgré les rivalités affichées entre Ouyahia et Saâdani, les deux hommes ont trouvé en l’opposition un terrain sur lequel ils s’entendent parfaitement.
D’ailleurs, les deux chefs de file développent le même discours actuellement en accusant l’opposition de contribuer avec la main étrangère. Dans un message adressé aux militantes du parti, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, Ahmed Ouyahia a emboîté le pas à Saâdani en s’attaquant aux forces de l’opposition qu’il accuse de surfer sur la crise que traverse le pays pour espérer prendre le pouvoir. «Certains, en Algérie, se réjouissent de la crise économique, espérant pouvoir cueillir le pouvoir au milieu du chaos, alors que leurs relais à l’extérieur se sont mis en mouvement pour présenter l’image d’une Algérie devenant un danger pour son environnement», a-t-il soutenu dans son message.
Le parti d’Ouyahia intensifie également ses sorties sur le terrain en appelant à la constitution d’un front interne pour faire barrage à toute menace visant à déstabiliser le pays.
Le secrétaire général du MPA, Amara Benyounès, a plaidé également pour la même chose. En plaidant tous pour la même thèse, les partis contribuent fortement à l’initiative de Saâdani ce qui pourrait les convaincre à changer éventuellement de position.

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