Miel : Mokrane Selhi, l’apiculteur algérien primé à l’international



L’échoppe de l’apiculteur se trouve à proximité du côté du marché Ali Mellah, à la place du 1er mai à Alger. Mokrane Selhi est retraité depuis la fin des années 1990. Pour lui, il n’était question de rester les bras croisés en attendant que le temps passe. Il a choisi de revenir vers un amour d’enfance : les abeilles. D’une passion, il a fait sa profession à temps plein. « Aucune chance que je devienne riche en vendant mon miel. Mais ce qui est certain, est que tous les jours, je vis de ma passion », explique-t-il.

C’est dans la forêt de Bainem, sur la route qui mène vers Bouzaréah que Mokrane Selhi a installé ses ruches. Les lieux ne sont pas fréquentés mais ils sont sécurisés par des rondes régulières de la gendarmerie. « Je ne suis pas inquiet pour mes ruches. Une fois un groupe de jeunes à tenter de mettre la main sur le miel, ils ont rapidement déchanté en voyant arriver sur eux une nuée d’abeilles » confie-t-il.

Miel : Mokrane Selhi, l’apiculteur algérien primé à l’international
(©TSA-S.H.A)

Un prix pour la qualité en Belgique

Dès le départ, l’apiculteur a compris : il ne suffit pas de produire du miel. Le consommateur veut être rassuré sur la qualité et la traçabilité. Et il ne suffit de l’affirmer. Il faut le prouver.

Dans ce domaine, l’apiculteur Selhi a argument de taille : les médailles de bronze obtenues l’année dernière en Belgique. Deux de ses miels ont été primés dans un concours international, un gage de qualité.

Miel : Mokrane Selhi, l’apiculteur algérien primé à l’international
(©TSA-S.H.A)

« Chaque année, j’envoie mes miels à un laboratoire à l’étranger pour une analyse complète et une traçabilité de mes produits » assure-t-il. Il déplore au passage que le laboratoire d’analyses qui se trouve à Bab Ali n’effectue pas des analyses aussi poussées et qui ont permis à ses deux miels de se placer « parmi les meilleurs à l’international ».

Bien choisir son miel

Mokrane Selhi est allé en Belgique pour récupérer ses médailles. Il participe d’ailleurs à chaque fois qu’il le peut à des foires et salons sur le territoire national comme à l’étranger. Ce qui lui permet de mieux connaitre le monde des abeilles.

« Tous les miels ont le même point en commun : donner de l’énergie à celui qui en consomme. La preuve, les grands sportifs en consomment tous les matins », affirme l’apiculteur. Cependant, selon lui, certains miels ont des vertus spécifiques.  « À titre d’exemple, le miel d’oranger permet de déstresser, de passer des nuits apaisées. C’est un relaxant, notamment lorsqu’on l’incorpore dans une tisane ».

Jusqu’à 3.000 DA le kilo

« Le prix du miel varie entre 2.500 et 3.000 dinars le kilo à l’exception du miel de Sedra (jujubier sauvage). Ce dernier fait partie des miels d’exception, tels que le miel de « Manuka » de Nouvelle-Zélande ainsi que le miel de jujubier du Yémen, dont les prix en Europe varient entre 30 et 40 euros le pot de 250gr » explique Mokrane Selhi.

Miel : Mokrane Selhi, l’apiculteur algérien primé à l’international
(©TSA-S.H.A)

Comment reconnaître un bon miel ? « D’après mes connaissances, en dehors des analyses effectuées dans un laboratoire très bien équipé, il n’y a aucun moyen de le savoir. Et ce quelle que soit l’astuce ou la méthode employée », affirme-t-il.  « Il existe une seule méthode efficace : achetez votre miel chez un apiculteur que vous connaissez. Dans les salons et les foires, les apiculteurs sont présents. Mais ne comptez surtout pas en trouver dans les grandes surfaces ou les supérettes. Il n’y a pas moyen de confirmer l’origine du produit », affirme Mokrane Selhi.


Mokrane Selhi , un apiculteur algérien primé à… par algerie-tsa

Source : tsa-algerie.com / Samira Hadj Amar

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