Migrants : Paris et Berlin appellent à la solidarité



Le ministre de l’Intérieur français Bernard Cazeneuve a souligné, à l’issue d’un entretien avec son homologue Thomas de Maiziere, leur «convergence de …

Union européenneLa France et l’Allemagne appellent à aider les pays de première entrée, la Grèce et l’Italie, dans la gestion de la crise migratoire.

Les ministres français et allemand de l’Intérieur ont appelé dimanche 18 septembre l’Union européenne à continuer de soutenir les pays par lesquels les migrants entrent en Europe. La question migratoire divise toujours les pays de l’UE.

Le ministre de l’Intérieur français Bernard Cazeneuve a souligné, à l’issue d’un entretien avec son homologue Thomas de Maiziere, leur «convergence de vue» «sur la nécessité de poursuivre le soutien de l’Union aux pays de première entrée – Grèce et Italie – dans la mise en oeuvre des ‘hot spots’ et des contrôles sécuritaires aux frontières extérieures de l’Union (…) ainsi que du programme de relocalisation des personnes en besoin manifeste de protection.»

En septembre 2015, l’Union a adopté un plan de répartition des réfugiés dans les pays membres de l’UE, «auquel la France et l’Allemagne participent au premier plan», a rappelé M. Cazeneuve dans un communiqué. Un programme auquel les pays du groupe de Visegrad notamment sont fermement opposés.

Lors de la rencontre des dirigeants européens vendredi à Bratislava, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque ont ainsi répété leur refus de tout mécanisme obligatoire de répartition des réfugiés. De leur côté, la Grèce et l’Italie réclament plus de solidarité face à la charge migratoire.

Corps européen

Le nouveau corps européen de garde-frontières et garde-côtes sera opérationnel avant la fin de l’année 2016, pour assurer la protection des frontières extérieures de l’Union européenne, a déclaré le Premier ministre slovaque, Robert Fico, dimanche à la télévision tchèque CT. Son pays assure actuellement la présidence tournante de l’UE.

«Toutes les démarches législatives en la matière ont été effectuées», a-t-il constaté avant d’ajouter que la République tchèque ferait tout pour que cet objectif soit atteint.

Robert Fico se prononçait deux jours après un sommet des dirigeants européens à Bratislava, avec des priorités dominées par la protection des frontières extérieures, la lutte contre le terrorisme et la relance de la défense européenne.

«Le sommet a démontré que lorsqu’il s’agit de la vague migratoire, la politique de l’UE a échoué», a lancé Robert Fico. «C’est ce que nous disions dès le début (au sein du groupe de Visegrad): allons protéger la frontière extérieure et ne permettons pas l’entrée des migrants illégaux, c’est la seule voie», a-t-il rappelé.

«On nous a critiqués pour cela. Aujourd’hui, cela devient la ligne officielle de l’UE», a dit le chef du gouvernement slovaque.

Mise en oeuvre rapide

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lui, a appelé à la mi-septembre à la mise en oeuvre rapide du corps européen de gardes-frontières.

«Je veux voir le déploiement dès le mois d’octobre d’au moins 200 gardes-frontières et 50 véhicules supplémentaires aux frontières extérieures de la Bulgarie» avec la Turquie, a-t-il d’ores et déjà demandé, à l’occasion de son discours annuel sur l’état de l’Union. (ats/nxp)

Source : www.24heures.ch

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