Mohamed Boudiaf revisité par son fils Nacer



Je vous recommande de lire l’excellent livre de Nacer Boudiaf qui retrace le parcours patriotique et tragique de son père, le regretté Mohamed Boudiaf. Le livre intitulé « Si Tayeb El-Watani, un espoir assassiné », est publié aux éditions « Tafat ». Il est préfacé par Ali Yahia Abdenour. Il contient 228 pages et coûte 500 DA. Le pseudonyme est décerné à Mohamed Boudiaf durant la guerre de libération. Ce livre est partagé en dix chapitres :

-Le premier chapitre traite du retour de Boudiaf en Algérie le 16 janvier 1992 pour sauver le pays qui vivait la plus grave crise de son histoire. Ali Haroun mandaté par les généraux, a réussi à convaincre Boudiaf de prendre la direction du haut comité d’état (H.C.E). A l’âge de 72 ans, Boudiaf quitte sa briqueterie à Kenitra (Maroc) et vole au secours de son pays.

-Le deuxième chapitre présente les hommes avec les quels Boudiaf avait travaillé. Il cite : Rachid Krim, Ahmed Djebbar, Ali Haroun, Khaled Nezzar, Sid Ahmed Ghozali, Rédha Malek, Hocine Bendjoudi et Mohand Dahmous.

-Le troisième chapitre traite des affaires scabreuses qui avaient alimenté les chroniques à l’époque et provoqué des insomnies à Boudiaf: l’affaire Hadj Bettou, le Sahara Occidental, les magistrats faussaires, les fuites du Bac.

-Le quatrième chapitre traite du projet de société que Boudiaf espérait. En voici quelques grands axes de son programme :

-Il projetait d’établir une véritable démocratie dans le cadre d’un état de droit garantissant le multipartisme, l’alternance au pouvoir et l’assainissement des mœurs politiques.

-Il projetait aussi de développer une économie moderne, en bannissant l’économie de la rente, en promouvant l’économie de marché et en valorisant le travail. En outre, il préconisait la création du rassemblement patriotique de toutes les forces vives de la nation auxquelles il tendait la main excepté les monstres qui prônaient la violence. Sa devise était « l’ALGERIE AVANT TOUT. »

-Le cinquième chapitre traite du lâche assassinat dont a été victime Boudiaf  le 29 Juin à Annaba, retransmis en direct à la télévision à 11h 35 minutes, à la maison des arts et de la culture. Boudiaf prononçait ses derniers mots :  « Les pays développés nous ont devancés grâce à la science. Et l’Islam… »

– Le sixième chapitre traite de l’enterrement de Boudiaf qui a vu une foule immense en pleurs, venue des quatre coins de l’Algérie rendre un hommage émouvant et sincère à l’homme qui commençait à rendre le sourire et l’espoir aux algériens.

– Le septième et le huitième chapitre traite du simulacre d’enquête que la justice dépendante du pouvoir s’empresse de bâcler comme une pièce théâtrale en invoquant l’acte isolé alors que tous les ingrédients d’un assassinat politique prémédité et organisé, étaient nombreux et flagrants.

– Le neuvième chapitre met à nu les multiples violations et manquements du pouvoir judiciaire qui refuse d’aller au fond des choses et de mener une enquête sérieuse. Il met aussi à nu les négligences criminelles des hommes censés veiller sur la sécurité du président.

– Le dernier chapitre traite du combat que mène Nacer Boudiaf en solo, revendiquant haut et fort la vérité sur l’assassinat de son père pour pouvoir trouver une paix intérieure. Il critique le silence et la complicité de certaines personnes qui se revendiquent proches du leader et patriote Mohamed Boudiaf. Il menace de saisir le tribunal pénal international (T.P.I) pour faire éclater la vérité.

Par Hammar Boussad.

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