Mohamed Merdoud à “Liberté” « Je suis victime d’une violence policière »



L’homme par qui toute cette affaire a commencé est Mohamed Merdoud, âgé de 34 ans, mécanicien, il explique dans un entretien accordé à Liberté qu’il a été “violemment agressé par trois ou quatre agents de police en civil”.

Rencontré à l’EPH de Bouira où il venait de sortir du bloc opératoire où il a subi une intervention chirurgicale, M. Merdoud accuse ses agresseurs de lui avoir déboîté l’épaule et causé de multiples contusions. “J’ai été victime d’une violence policière”, dira d’emblée M. Merdoud, avant de donner sa version des faits. “L’agression est survenue vendredi soir vers 22h30. Je rentrais tranquillement chez moi à bord de mon véhicule, lorsqu’un agent de l’ordre en civil m’arrête pour me demander si je pouvais l’emmener, car, je tiens à le préciser, j’exerce aussi en tant que taxi clandestin.”

Et de poursuivre sur son lit d’hôpital : “Je lui ai indiqué que le prix de la course est de 2 000 DA et lui m’en a proposé 1 200 pour le conduire où il le voulait. Sachant que c’était un policier, j’ai refusé. Et alors que je m’apprêtais à redémarrer, la situation a dégénéré. Le policier s’est senti vexé me disant que les policiers ne sont pas des monstres. Il m’a sorti du véhicule et il a appelé en renfort ses camarades qui m’ont roué de coups.” Et d’ajouter : “C’est la même version que j’ai donnée aux inspecteurs de police qui m’ont interrogé.”

Il réfute catégoriquement la version officielle faisant état que c’était lui l’agresseur. “C’est faux. Dans cette histoire, je suis la seule et unique victime. À aucun moment je n’ai frappé un policier. D’ailleurs, comment aurais-je pu le faire contre trois ou quatre gaillards ?”, a-t-il affirmé. M. Merdoud réclame “justice”.

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