Moins d’espoirs pour Aung San Suu Kyi



Présidence en BirmanieLe parlement birman doit commencer à débattre de l’élection du nouveau président le 10 mars, soit une semaine plus tôt que prévu.

Ce changement de calendrier rend de moins en moins probable l’hypothèse d’une candidature d’Aung San Suu Kyi.

L’annonce a été faite mardi matin devant les députés par Win Khaing Than, président du parlement, qui a déclaré que le processus débuterait «une semaine plus tôt» que la date initialement prévue du 17 mars. Mais il n’a pas donné de plus amples explications. Cette annonce confirme des rumeurs courant depuis la veille.

Depuis des semaines déjà, la lauréate du Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi négocie avec la puissante armée birmane pour changer la constitution qui l’empêche de devenir présidente. L’ancienne dissidente et bête noire de la junte au pouvoir ne peut en effet pas se présenter en raison d’un article de la charte fondamentale qui bloque l’accès à la plus haute fonction aux personnes ayant des enfants de nationalité étrangère. Or ses deux fils sont britanniques.

«Au-dessus du président»

Tout le débat politique tourne depuis des semaines autour de cette question, sans que rien ne transpire du contenu des discussions. Mais le fait que l’élection du président soit maintenant avancée d’une semaine laisse penser qu’Aung San Suu Kyi sait déjà qu’elle ne réussira pas son pari de changement express de la constitution.

«Aung San Suu Kyi doit devenir présidente… tôt ou tard», a répondu mardi le porte-parole de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), Win Htein, devant la presse. Pour l’instant, la NLD n’a pas précisé qui serait son candidat, mais Aung San Suu Kyi a prévenu que même si elle ne réussissait pas à changer la constitution, elle serait «au-dessus du président» de son choix. (ats/nxp)

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