Un monde en perpétuel mouvement. Par Hammar Boussad.



Dans ce monde soi-disant moderne en perpétuel mouvement, beaucoup de choses changent comme l’éclair chaque jour que Dieu fait : les gens, les habitudes, les mœurs, les attitudes, les manières, les comportements…

A mon humble avis, ces changements me semblent beaucoup plus négatifs que positifs. Mais peut-être est-ce l’opinion erronée d’un jeune vieux à l’esprit sclérosé, dépassé par les événements, fermé à l’évolution du monde, bloqué dans sa coquille du passé, imperméable aux changements, incapable de s’adapter aux nouvelles mœurs et de comprendre les profondes mutations de sa société induites par le progrès scientifique, la mondialisation et les nouvelles technologies ?

Sans doute faudrait-il citer quelques exemples pour expliciter ma pensée :

-Certains jeunes arborent des styles de coiffure bizarres, farfelus : des cheveux hérissés, bouclés, rasés…Chaque face peut avoir une coiffure différente. Certains partagent leurs têtes en quatre faces, d’autres en deux, sans compter le sommet du crâne qui peut porter une crête ou autre fantaisie. Ils importent tous ces modèles de leurs stars préférées vues à la télévision ou sur internet : footballeurs, chanteurs, acteurs…

-Certaines femmes adoptent des tenues occidentales avec des jupes courtes et des corsages dénudés qui laissent entrevoir leurs cuisses et leurs seins. D’autres au contraire optent pour des tenues orientales avec des voiles noirs hermétiques qui cachent même les yeux. Elles cheminent comme des ombres derrière leurs maris. Les tenues Kabyles traditionnelles sont reléguées aux calendes grecques.

-Jadis, les fêtes se célébraient dans les villages. Les traditions musicales, sociales, linguistiques, vestimentaires, culinaires…étaient respectées. Aujourd’hui, les cérémonies de mariage sont célébrées en ville, dans les salles de fête. La musique, la langue et les traditions Kabyles sont remplacées par les cultures occidentales et orientales.

-Autrefois, les formules de politesse servaient à cimenter les liens sociaux. Aujourd’hui, on se retrouve avec des proche-parents froids et distants qui se comportent comme des étrangers.

-Jadis, les enseignants étaient respectés comme des prophètes. Aujourd’hui, ils rasent les murs pour ne pas être agressés ou humiliés par leurs élèves.

-Autrefois, la Kabylie était propre comme la Suisse et j’en étais très fier. Les gens consommaient beaucoup plus d’huile d’olive et de figues que de vin. Aujourd’hui, des gisements d’ordures de toutes sortes et des décharges sauvages envahissent et enlaidissent la Kabylie. Pleure o Djurdjura bienaimé.

-Il était une fois, les principes étaient sacrés chez les Kabyles. La dignité l’emportait toujours sur les considérations mercantiles et matérielles. Aujourd’hui, les « Ciyatin » les plus zélés sont des Kabyles et ce n’est pas Yunes, Jamal ou Akli qui prétendront le contraire. A titre d’exemple, Yunes soutient toute honte bue que le pouvoir algérien doit obliger les gens à voter pour les dictateurs, les cadavres et les voleurs. Je comprends maintenant pourquoi un philosophe disait à juste titre :

« L’univers n’a pas de limites mais je n’en suis pas certain. Les bêtises de Yunes n’ont pas de limites et j’en suis sûr. »

Par Hammar Boussad.

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