Mondial 2018 : les adversaires des Verts au crible



Maintenant que les Verts sont fixés sur leurs adversaires dans les éliminatoires du Mondial 2018, quelles seront leurs chances de se qualifier à leur troisième Coupe du monde de suite ? Sur le papier, ils restent les favoris du groupe, quand bien même leurs adversaires sont redoutables et redoutés. Mais une chose est sûre, ils n’auront pas la partie facile. Tous les matches de l’équipe nationale s’annoncent explosifs. Il ne leur faudra surtout pas se rater, notamment à domicile. La rencontre inaugurale contre le Cameroun à domicile, sera dans cette optique cruciale pour la suite des éliminatoires.

Les lions Indomptables orphelins de Eto’o

Mondial 2018 : les adversaires des Verts au crible

Le Cameroun justement se présente, une fois n’est pas coutume, dans la peau d’un outsider. Son dernier classement FIFA (11e africain et 59e mondial), reflète parfaitement son niveau actuel qui a sensiblement baissé ces derniers temps. Depuis la retraite de Samuel Eto’o, les Camerounais cherchent un leader pour leur équipe. Ils n’ont plus de noms ronflants dans l’effectif ou des joueurs qui évoluent dans les grands clubs européens.

La majorité d’entre eux jouent dans le championnat français, comme Nkoulou (Marseille), Bedimo (Lyon), ou encore Georges Mandjeck (FC Metz). Leur ossature s’articule aussi autour de joueurs chevronnés qui sont Chedjou (Galatasaray), le gardien de Malaga, Kameni, ou encore le capitaine Stephane Mbia (Hebei FC en Chine). Même si ce dernier est en disgrâce, ces derniers temps. Leur force de frappe est quant à elle concentrée dans leur duo d’attaque Vincent Aboubakar, le coéquipier de Brahimi à Porto et Éric Choupo-Moting, le sociétaire de Schalke 04.

Vu sous cet angle, le Cameroun version actuelle, ne paie pas de mine. Mais comme souvent, les Lions indomptables restent imprévisibles, ils sont capables du meilleur comme du pire. Leur expérience dans les grandes compétitions (7 participations au Mondial), est un atout non négligeable pour eux. Ils savent se transcender, même s’ils ont une réputation d’un groupe difficile à gérer surtout lorsqu’il s’agit de négocier les primes avec leur fédération. Dernièrement, ils ont donné du fil à retordre à l’équipe de France dans un match qu’ils ont perdu in extremis à Nantes (3 – 2). C’est une équipe qui va de l’avant, c’est dans l’ADN des Lions indomptables. Les Verts sont avertis.

Le coach des Lions indomptables, le belge Hugo Broos n’est pas un inconnu pour le public algérien, puisqu’avant de diriger le Cameroun il a été l’entraîneur de la JSK, où il ne garde pas que de bons souvenirs.

Le Nigeria en plein doute

Mondial 2018 : les adversaires des Verts au crible

Le Nigeria, le deuxième adversaire des Verts, n’est pas en reste. C’est l’une des valeurs sûres du football africain. Mais à l’instar de leurs grands rivaux camerounais, les Super Eagles sont à la recherche de leur lustre d’antan. Ils ne comptent pas de grandes stars dans leurs rangs, comme par le passé. Cependant, leurs joueurs évoluent dans leur majorité dans les meilleurs championnats européens, notamment en Premier League.

Sous la houlette de Samson Siasia, un technicien local, ils comptent surtout sur John Obi Mikel, le joueur de Chelsea, mais aussi sur le grand espoir de Manchester City, l’attaquant Kelechi Iheanacho, un joueur en devenir et sur l’excellent gardien de Lille Vincent Enyeama. Le vétéran Obafemi Martins qui s’est exilé en Chine est toujours présent, sans oublier le feu follet Ahmed Musa, du CSKA Moscou.

Autant d’arguments en attaque, qu’il ne faudra surtout pas négliger. Le Nigeria, c’est aussi un groupe solide physiquement, ce qui constitue sa principale force. Cependant, ces derniers temps il a du mal à s’imposer sur la scène africaine. Son parcours dans les éliminatoires de la CAN 2017, où il occupe la 2e place loin derrière l’Égypte, en est la preuve. Les Super Eagles traversent une période de doute, dont l’EN doit profiter au maximum.

Un trouble-fête nommé Zambie

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La Zambie, quant à elle, depuis son sacre africain en 2012, ne brille plus. Les Chipolopolos sont entrés dans le rang. N’empêche, ils aspirent à jouer les grands rôles dans ces éliminatoires. Avec un effectif moins pléthorique que ceux de leurs adversaires, les Zambiens comptent sur leur homogénéité pour créer la surprise. La plupart des joueurs de la sélection évoluent en Afrique. Leurs chances de qualification sont néanmoins minimes par rapport aux autres sélections du groupe. Les Zambiens pourront toutefois jouer les trouble-fêtes. Un adversaire qui reste en tout état de cause, difficile à manier, notamment à domicile.

Sur la valeur intrinsèque, l’Algérie est supérieure à ses rivaux. Elle demeure toutefois fragile en dehors de ses bases. Ses dernières prestations à l’extérieur ont été peu convaincantes, notamment sur le plan défensif. Ça reste la grande crainte pour nous, comme l’a si bien résumé Rabah Madjer : « (…) L’Algérie bat facilement ces dernières années ses adversaires à domicile, mais elle trouve par contre d’énormes difficultés quand il s’agit de jouer hors de ses bases, notamment avec les conditions climatiques souvent défavorables. Cette fois-ci, la mission sera encore plus compliquée, car nous allons affronter la Zambie, le Cameroun et le Nigeria et non pas des équipes comme le Lesotho, la Tanzanie ou l’Éthiopie ».

Source : tsa-algerie.com / Mourad Zemmouri

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