Nebbou à Oum el-bouaghi s’attaque au mak et dénonce: « Attention à la récupération des jeunes! »



La colère et le désarroi des jeunes de Kabylie sont semblables à ceux des jeunes de toutes les régions d’Algérie.

Le premier secrétaire national du FFS, Mohamed Nebbou, a prononcé hier à Oum El-Bouaghi dans le cadre de la commémoration du printemps amazigh, une allocution virulente à l’égard du MAK. Selon Nebbou: «C’est un mouvement jusque-là minoritaire, mais la déliquescence de l’Etat, l’absence de projet de développement, l’obstruction des perspectives d’avenir pour une jeunesse privée du droit au travail, à l’exercice de ses libertés, à son épanouissement social, politique et culturel…».
«Toutes ces raisons poussent les jeunes de Kabylie à protester et à reprendre des mots d’ordre séparatistes…» La colère et le désarroi des jeunes de Kabylie sont semblables à ceux des jeunes de toutes les régions d’Algérie. Le responsable du vieux parti de l’opposition le FFS, dont le parti se proclame de dimension nationale, souligne qu’«il ne peut pas imaginer le destin et l’avenir de la Kabylie en dehors du destin national commun de toute l’Algérie».
Le FFS dénonce dans ce contexte, «certains intérêts particuliers, qui entendent instrumentaliser la région et la colère légitime de la jeunesse pour se replacer sur la scène politique». Il y décèle aussi au sein du pouvoir, «des forces qui poussent au pourrissement, qui multiplient les provocations et qui ne savent gérer les problèmes qu’avec la répression».Pis encore, «il y a aussi une jonction qui se fait, sur le dos de la jeunesse, entre des intérêts particuliers qui ont définitivement rompu avec le sens de l’intérêt national et qui travaillent au démantèlement de l’Etat qu’ils ont participé à dépouiller», fait-il savoir.

«Il n’existe pas de patriotisme là où prolifère la corruption à grande échelle. Ceux qui ont volé des milliards sont prêts à pousser les Algériens à s’entre-tuer pour faire oublier leurs crimes», estime-t-il. «L’Algérie traverse des moments particulièrement pénibles», a indiqué d’emblée Nebbou.
«Chaque jour des Algériens se lèvent et protestent contre leurs conditions de vie. Contre la pauvreté, contre le chômage, contre la hogra, contre l’absence de justice, contre la corruption, contre le mépris», a-t-il souligné. Sur un autre registre tout aussi brûlant, il déplore que «la situation inacceptable à Ghardaïa ne trouble pas le sommeil du gouvernement ni la prospérité de nos hommes d’affaires».
Le pourrissement de la situation est telle que «des militaires sont nécessaires aujourd’hui, comme à Ghardaïa, pour veiller à ce que des Algériens se réclamant de communautés différentes ne s’entre-tuent!». «Cette banalisation des troubles, des violences (…) est l’indice que les pouvoirs publics ne sont plus en mesure d’apporter les solutions aux dysfonctionnements sociaux»,a-t-il assené.
«Aujourd’hui, le pays est livré en pâture à l’incompétence, à la corruption, à la dilapidation de ses richesses matérielles et violemment attaqué dans ses richesses morales et symboliques», a-t-il soutenu.
«C’est la crise politique et morale qui a généré la dictature, le mépris, le clientélisme, la corruption, la criminalité sous toutes ses formes. Quand la corruption et la gabegie se chiffrent en milliards de dollars chaque année c’est d’abord un problème politique!», a-t-il estimé.

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