Non-respect des normes dans la fabrication des produits alimentaires: Les maladies chroniques tuent toujours en Algérie



Le cancer, le diabète et l’hypertension sont les principales causes de la mort des Algériens. A l’origine de cette situation : le non-respect des normes de la production alimentaire tant locale que celle importée puisque loin d’être conformes à la législation et la réglementation en vigueur.

Abder Bettache – Alger (Le Soir) – La sonnette d’alarme a été tirée, hier, lors d’une rencontre des associations de défense des consommateurs avec le ministre du Commerce. En effet, c’est un véritable cri de détresse que les animateurs des associations de défense des consommateurs ont lancé, hier, à l’adresse du premier responsable du département du commerce afin «d’agir et mettre fin à l’anarchie qui règne dans le secteur du commerce». Une situation caractérisée, selon la quasi-totalité des intervenants, par le «non-respect des normes : dosage et étiquetages des produits fabriqués localement ou importés ».

Les propos tenus par les présidents d’association ont été confortés au préalable par l’intervention de la représentante du ministère de la Santé qui a présenté une communication ayant trait à «la stratégie nationale de production de l’alimentation saine». Selon la conférencière, «l’Algérien consomme des quantités importantes de sucre et de sel, soit trois fois plus que les normes fixées par l’OMS». Conséquence : «Entre 12% et 15% de la population algérienne est diabétique, 26% souffrent de l’hypertension et un nombre élevé de cancéreux.» Face à cette situation et en s’adressant au premier responsable du département du commerce, la représentante du ministère de la Santé a tiré la sonnette d’alarme, en invitant l’ensemble des intervenants à «agir pour lutter contre ses fléaux, en procédant en urgence à la mise en place de l’étiquetage des produits alimentaires, de son respect, de la sévérité dans le contrôle de la qualité et de la supervision du processus de délivrance des autorisations de création des laboratoires de contrôle de qualité, notamment ceux liés aux producteurs ».

«Le non-respect du dosage dans la fabrication des produits alimentaires est dans leur quasi-totalité à l’origine des maladies chroniques en Algérie, soit le cancer, le diabète et les maladies cardio- vasculaires», a-t-on indiqué. Mieux, un président d’association de défense des consommateurs, qui est de surcroît médecin, a été jusqu’à dire que «cette situation est à l’origine des mutations génétiques graves constatées chez l’enfant algérien ». Très attentif aux doléances et aux préoccupations soulevées par les présidents des associations de défense des consommateurs, le ministre du Commerce, M. Bakhti Belaïb s’est engagé avec «le soutien de tous les intervenants à lutter contre ces fléaux qui portent atteinte à la santé des Algériens», rappelant ses engagements pris au lendemain de son installation à la tête du département du commerce. D’ailleurs, le ministre a tenu à rappeler en la circonstance un cas de «fraude grave auquel son administration a dû faire face. Il s’agit de l’importation de pièces détachées contrefaites. Une opération frauduleuse dont sont complices des douaniers et même des cadres du ministère du Commerce.

Lesoirdalgerie.com

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