Nouvel échange de tirs au Cachemire



Inde La tension n’est pas retombée après une attaque de rebelles contre une base militaire indienne pendant la nuit de dimanche.

Des tirs croisés ont à nouveau opposé lundi les troupes pakistanaises et indiennes de part et d’autre de la ligne divisant la région contestée du Cachemire, a indiqué l’armée pakistanaise, après une attaque de rebelles contre une base militaire indienne pendant la nuit. Il n’a pas été fait état de victimes après ces nouveaux tirs.

Ils interviennent cinq jours après l’annonce par l’Inde de frappes qualifiées de «chirurgicales» contre des positions de rebelles séparatistes situées du côté pakistanais de la ligne de démarcation qui sépare le Cachemire indien du Cachemire pakistanais. Islamabad avait dénoncé «une agression» ayant coûté la vie à au moins deux de ses soldats.

«Après minuit, les troupes indiennes ont à nouveau tiré sans être provoquées vers la ligne de démarcation dans le secteur d’Iftikharabad, et les troupes pakistanaises ont répondu comme il se doit», a indiqué l’armée dans un communiqué lundi.

Cet échange de tirs s’est achevé à l’aube, et d’autres ont eu lieu dans les zones de Nezapir et Kailer, précise le communiqué.

Aggravation des tensions

Ces escarmouches interviennent après une attaque attribuée à des rebelles contre une base militaire indienne dimanche soir près de la ville de Baramulla, dans le Cachemire sous administration indienne, qui a coûté la vie à un soldat indien selon la police locale.

Un officier de police, Imtiyaz Hussain Mir a indiqué à la presse que deux à quatre rebelles étaient impliqués dans l’attaque, qui s’est déroulée dans une zone très peuplée.

Les tensions se sont brusquement aggravées cette semaine entre les deux puissances nucléaires après l’opération commando indienne. Celle-ci faisait suite à une attaque le 18 septembre d’une base indienne au Cachemire où 19 soldats ont trouvé la mort, la plus meurtrière dans la région depuis plus d’une décennie.

La partie du Cachemire contrôlée par l’Inde est le théâtre depuis des décennies d’une rébellion de groupes séparatistes soutenus selon New Delhi par le Pakistan.

La situation a commencé à y dégénérer en juillet, avec la mort du leader d’un groupe rebelle, suivie par des semaines de couvre-feu et de manifestations meurtrières. (afp/nxp)

Source : www.24heures.ch

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