Oran, une destination trop chère pour les touristes



Vous n’avez pas encore choisi de destination pour vos prochaines vacances ? TSA fait le point sur les tarifs pratiqués par les établissements hôteliers à Oran.

C’est connu, la ville de l’Ouest compte un beau littoral qui attire beaucoup d’estivants en été. Pour des vacances tranquilles, il vaut mieux s’éloigner et atteindre les deux plages situées à Madagh.

Les plages de Ain El Turck sont non seulement bondées de monde, mais en plus elles sont polluées. C’est le cas de Paradis Plage, Cap Falcon, Corales, Bomo, et Bousfer qui sont déconseillées.

Pour les tarifs des complexes hôteliers, les vacances vous coûteront chères si vous optez pour la corniche oranaise. Aux Andalouses, un complexe de trois étoiles, les bungalows affichent complet. « Seules les chambres doubles sont disponibles, facturées à 8 000 dinars la nuitée, petit-déjeuner compris. Il faut compter 1000 DA pour chaque lit supplémentaire pour les enfants », nous explique le réceptionniste.

Au complexe Les Pins d’Or situé à cap Falcon, les suites affichent aussi complet jusqu’à septembre. « Les chambres ayant vue sur mer ne sont disponibles qu’à partir du 20 août. Elles sont facturées à 12 000 DA la nuitée. Il faut débourser 1 000 dinars pour chaque lit supplémentaire », affirme une réceptionniste. Les tarifs les plus chers sont affichés par le complexe New Beach situé aux Andalouses. « Les chambres sont disponibles à partir de 15 000 DA. Chaque lit supplémentaire est proposé à 4000 dinars », précise cette fois la réceptionniste.

Pour un séjour d’une semaine pour un couple et trois enfants, il faut donc prévoir un budget de 77 000 dinars pour l’hébergement et un autre budget pour la nourriture et les diverses dépenses, soit un minimum de 150 000 dinars pour un séjour d’une semaine dans un établissement trois étoiles.

Dans la catégorie du haut standing, le Four Points By Sheraton Oran propose des chambres à partir de 17 500 dinars la nuitée. Le Méridien propose des chambres à partir de 18 500 dinars. Cet établissement dispose par ailleurs d’offres pour les séjours en famille.

« Une réduction de 50% sur la deuxième chambre (communicante si disponible) pour les enfants et jeunes adultes jusqu’à 21 ans », nous informe la réceptionniste de l’hôtel, ajoutant que « les repas des enfants jusqu’à 12 ans choisis dans le menu enfants sont gratuits pour tout achat d’un repas adulte au restaurant ». Au Sheraton, « deux chambres (l’une pour les parents et l’autre pour les trois enfants), sont facturées à 368 960 dinars pour une semaine », selon l’un des employés.

Oran plus chère que Hammamet

On constate donc que les tarifs en vigueur à Oran sont exorbitants vu le rapport qualité/prix. À titre de comparaison, en Tunisie on peut toujours dénicher des hôtels 4 étoiles à Hammamet pour l’équivalent de 50 000 dinars la semaine, soit la moitié des prix pratiqués par les hôtels de catégorie équivalente sur le littoral oranais.

Vu la cherté des prix, beaucoup de familles préfèrent louer des chambres d’hôtels implantés au centre-ville d’Oran car ces derniers affichent des tarifs plus abordables. On peut ainsi dénicher une chambre propre et confortable à un prix plus avantageux dans des hôtels récemment construits ou rénovés. L’Hôtel Mira, par exemple, situé en plein centre-ville propose des chambres doubles à 5000 dinars la nuitée, soit 35 000 dinars la semaine. L’hôtel Rym propose également une offre de séjour au même tarif. En choisissant d’être hébergé au centre-ville, il faut faire avec un inconvénient qui n’est pas des moindres : endurer près de deux heures d’embouteillages pour atteindre la corniche Ouest et les plages.

Des familles optent pour un autre plan et se tournent un peu plus vers l’Est, notamment Mostaganem où les plages sont propres, calmes et la circulation plutôt fluide. D’autres préfèrent prendre la RN2 menant vers Aïn Timouchent. Il faudra alors compter une heure de route pour atteindre un littoral qui offre une multitude de plages intéressantes à découvrir.

| LIRE AUSSI : Vacances 2016 : les Algériens ont-ils changé d’habitudes avec la crise ?

Source : tsa-algerie.com / Sihem Hadid

Laisser un commentaire