Ouattara à la recherche de son passé constantinois



La visite effectuée hier à Constantine par le président ivoirien Allassane Ouattara et son épouse a été placée par les services de la wilaya sous le sceau du « privé ». Seuls les représentants de la presse publique étaient conviés à suivre les déplacements des hôtes de la ville des Ponts.

Une visite qui n’a toutefois pas manqué susciter la curiosité de la vox populi tant l’effervescence n’était pas coutumière. La première Dame de Côte-d’Ivoire a bel et bien vu ses premiers jours sur les hauteurs de la ville du Rocher.

Accompagné pour la circonstance d’une forte délégation ministérielle et d’une pléiade d’opérateurs économiques, le président ivoirien Alassane Ouattara a « offert » à sa compagne le privilège d’entamer, en compagnie de Mme Nouria Benghebrit, l’escapade constantinoise par une virée, sur le lieu de sa naissance, puis au collège où elle fit ses premières classes. Née en décembre 1953 dans une maison à Sidi Mabrouk, cité qui vit aussi la naissance du Premier ministre Abdelmalek Sellal, Mme Dominique Ouattara, tout émue, ne put garder son sang-froid, à en croire ceux ayant eu le privilège de suivre la délégation. Partie très jeune après l’indépendance, elle ne tarda pas, après des études en France, à gagner la Côte-d’Ivoire où elle s’émancipa financièrement grâce à des affaires.

Elle deviendra première Dame du grand pays d’Afrique de l’Ouest en 2011, soit 20 ans après son mariage en 1991. Accompagné par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et celui de l’Industrie et des Mines, Abdeslem Bouchouareb, le président Ouattara a, pour sa part, eu droit à une sortie sur terrain à Khroub notamment.

L’usine de montage de tracteurs, un laboratoire privé de fabrication de médicaments vétérinaires et une unité de production pharmaceutique, en sus d’une biscuiterie étaient au programme de la visite du chef de l’Etat ivoirien. M. Ouattara a entamé lundi une visite d’Etat de quatre jours en Algérie, à l’invitation du président Abdelaziz Bouteflika.

Le président ivoirien, sur plusieurs fronts depuis sa réélection fin 2015 est, croit-on savoir, à la recherche d’opportunités. En attendant que soient scellés des accords économiques entre les deux parties, M. Ouattara a d’ores et déjà laissé entendre que son pays est le premier producteur de cacao au monde avec un taux de 40%, que la culture de la noix de cajou est très importante et que les bananes cultivées sur le sol ivoirien n’ont rien à envier aux meilleurs fruits des bananiers africains et sud-américains.

Il a invité les entreprises algériennes à investir en Côte d’Ivoire dans la transformation des matières premières, affirmant que son pays « est en mesure d’accroître le flux commercial avec l’Algérie ».

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Jeune-independant.net

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