Oum el-bouaghi Aïn Beïda commémore le chahid Saïdi Djemoui dit “le Tigre de Palestro”



Il mena l’embuscade du 18 mai 1956, tendue à un convoi de l’armée coloniale, où les éléments de l’ALN ont éliminé 23 soldats de l’armée coloniale, dont deux officiers.

La ville de Aïn Beïda a commémoré, mercredi, le 57e anniversaire de la mort du chahid colonel Saidi Djemoui, dit “le Tigre de Palestro”, en présence des autorités civiles et militaires, de la famille révolutionnaire, de membres de sa famille et de citoyens.

Organisée par l’association qui porte le nom du chahid, pour la culture et l’histoire, cette commémoration a été marquée par la présence des compagnons du chahid, les officiers de l’ALN, El Hadj Mohamed Abdelmoula (Casbah- zone autonome d’Alger) et Mostepha Leblidi, membre du commando Ali-Khodja, ainsi que du président de l’association du 8 Mai 1945 (invité d’honneur) et du journaliste Mostapha Aït Mouhoub.

Né le 26 novembre 1931 à Aïn Beïda, le chahid a rejoint les rangs de l’ALN-FLN en 1955 après son évasion suite à l’affaire de l’insurrection de soldats français à Azeffoun durant laquelle il mit 12 jours de marche à pied pour atteindre La Casbah (Alger) où il rencontra le colonel Ouamrane, qui le nomma adjoint de Ali Khodja (de son vrai nom Mostapha Khodja) dans la région de Palestro (Lakhdaria).

Il participa à plusieurs batailles, à Bouzegza, Blida, Sahel, Cherchell, Tenes, Tamezguida, Zbarbar, et mena l’embuscade du 18 mai 1956, tendue à un convoi de l’armée coloniale, où les éléments de l’ALN ont éliminé 23 soldats de l’armée coloniale, dont deux officiers. Il décédera le 16 mars 1959 à Denden, en Tunisie (Affaire dite “Le complot des colonels”). À l’occasion du 30e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, il sera réhabilité par le défunt président Chadli Bendjedid lequel a procédé à l’inhumation posthume de sa dépouille au cimetière d’El Alia dans le carré des Martyrs. Saïd Djemoui a été élevé au grade de colonel à titre posthume en1984 et cité ainsi que M. Lamouri, A. Nouaoura, et M. Aouachria, à l’ordre du Mérite national.

Son compagnon d’arme, Mostepha Leblidi qui a rejoint les rangs de la révolution en 1955, officier de l’ALN et diplomate, raconte. “J’étais dans la mission permanente de l’Algérie à Genève, Si Mostepha Lekhal et moi même étions ensemble, après que Ali Khodja a créé le commando en Algérie, Si Mustapha Lekhal est devenu son adjoint.

Les journaux français de l’époque l’ont qualifié, après l’embuscade  de Tablat de “le sanguinaire Mustapha Lekhal”.

Et notre interlocuteur de conclure : “Nous voulons donner tout ce qu’on a à nos enfants, notre histoire a été écrite avec la sang des chouhada, n’oubliez jamais les chouhada, et n’oubliez pas, que nous avons oublié la France, mais la France ne nous a pas oubliés”.

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