Panama Papers: D’autres algériens liés à Chakib Khelil cités



Farid Bejaoui, Omar Habour et Réda Hemche, qui avaient étaient suivis par la justice italienne lors de l’affaire des pots-de-vin de Saipem et Sonatrach, sont cités par le quotidien français Le Monde dans l’affaire du Panama Papers.

« Le cabinet financier au centre du scandale, Monsack Fonseca, a crée une myriade de sociétés offshores pour Farid Bedjaoui, Ce personnage est souvent présenté comme le bras droit de Chakib Khelil et son intermédiaire. L’une de ses sociétés, Pearl Partners, basée à Hong-Kong a reçu un virement de 198 millions de dollars sur un compte emirati. A partir de là, une partie de la somme a atterri dans un compte en Suisse de la banque Edmond de Rotschild SA. Farid Bedjaoui y dispose d’un mandat de gestion pour la société Sorung Associates Inc. où cet argent a été versé.

Dans cette même banque, Réda Hemche, ancien chef de cabinet du PDG de Sonatrach, et neveu de l’ancien ministre de l’Energie a également disposé d’un compte en banque approvisionné de 1.75 millions de dollars, entre l’été 2009 et janvier 2010.

Au total, le nom de Bedjaoui apparait dans au moins 17 sociétés offshore domiciliées au Panama, aux Iles Vierges Britanniques et aux Emirats Arabes Unis.

Lorsque son nom est cité dans la presse en 2013, l’agence d’investigation financière du gouvernement des Iles Vierges Britanniques adresse un courrier au cabinet Monsack Fonseca, à l’origine de la création de ces nombreuses sociétés entre 2004 et 2010. L’enquête les mène vers une société dénommé Minkle Consultants SA, détenue conjointement par Bedjaoui et Omar Habour. Ce dernier, qui possède avec M. Khelil une propriété dans le Maryland, aux Etats-Unis, aurait reçu un virement de 34.3 millions de dollars sur un de ses comptes au Liban.

Omar Habour apparait comme le bénéficiaire effectif de quatre sociétés enregistrées par la firme panaméenne. Cela dit, le bénéficiaire effectif de la société Ginwood International Engineering Ltd est Farid Bedjaoui, selin une réponse de la firme Monsack Fonseca aux autorités des Iles Vierges.

M.Habour était aussi partie prenante de la société aux côtés de Ziad Dalloul, beau-frère de M.Bedjaoui.

Ainsi, l’étau se resserre donc autour des proches de Chakib Khelil, avec des éléments de preuve de plus en plus probants. Le manque de collaboration de la justice algérienne avec le parquet italien pourrait trouver sa réponse dans des paradis fiscaux et les archives de Monsack Fonseca. »

Algerie360.com

Laisser un commentaire