Panama Papers: le ministre Bouchouareb était un homme d’affaire depuis 1989 (Ouyahia)



Le Secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a rappelé samedi que le ministre de l’Industrie et des mines, Abdessalem Bouchouareb, dont le nom a été cité dans la fuite des Panama Papers, était un homme d’affaire depuis 1989, précisant qu’il avait constitué la société visée avant d’assumer un portefeuille ministériel.

Dans une déclaration à la presse en marge de l’ouverture du congrès régional préopératoire du congrès extraordinaire du parti, M. Ouyahia qui répondait à des questions sur l’implication de M. Bouchouareb dans les « Panama Papers », a précisé que « le concerné a parlé et le bureau d’études et de conseil (CEC) a affirmé que sa société dénommée +Royal Arrival Corp+ a été constituée avant qu’il ne devienne ministre ».

M. Bouchouareb qui est un cadre dirigeant au RND « était un homme d’affaire depuis 1989″, a précisé M. Ouyahia, s’interrogeant sur les motifs de ces fuites, pas seulement en Algérie, et sur la vérité derrière l’implication de l’homme d’affaire George Soros qui a financé les révolutions colorées.

Concernant les commentaires autour de sa relation tendue avec le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani, bien qu’ils soient alliés et que tous les deux soutiennent le programme du président de la République, M. Ouyahia a estimé qu’ »en tant que personnalité publique, il est naturel qu’il fasse quotidiennement l’objet de commentaires ».

Pour le RND, le FLN reste un « allié stratégique », a-t-il ajouté.

M. Ouyahia a, par ailleurs, réaffirmé sa reconnaissance au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour la confiance qu’il a placée en lui en le nommant directeur de son cabinet.

« Je suis fier de la confiance placée en moi par le président Bouteflika en sa qualité de président honoraire du FLN et le manque de confiance de Amar Saadani à mon égard ne concerne que sa personne », a-t-il souligné.

Intervenant en réaction à l’exploitation « éhontée » d’une photo du président de la République lors de l’audience accordée dimanche dernier au Premier ministre français, Manuel Valls, M. Ouyahia a tenu à préciser que « le président n’était, certes, pas au meilleur de sa forme mais il convient de reconnaître au moins qu’il s’acquitte de ses fonctions en toutes circonstances ». « Celui qui lorgne la présidence doit attendre l’élection de 2019 », a-t-il lancé.

A une question sur l’inaction de la justice à l’égard du dossier des affaires de corruption dont est accusé l’ancien ministre de l’énergie, Chakib Khelil, M. Ouyahia a précisé s’être déjà exprimé sur la question sur une chaîne de télévision, ajoutant qu’il « ne parlera pas au nom de la Justice qu’il respecte ».

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