Pétrole: de l’excédent au déficit vers la fin de l’année?



Le mois d’avril s’est avéré extrêmement bénéfique pour le marché pétrolier: les prix augmentent plus rapidement que les analystes ne l’ont espéré. Mais comment la situation va-t-elle évoluer à l’avenir?

« La baisse de la production aux Etats-Unis, la diminution des coûts des compagnies pétrolières et la suspension de l’exploitation à travers le monde ont renforcé l’espoir que le marché ne sera plus aussi saturé », indique The Wall Street Journal.

Le cours boursier des contrats à terme sur le pétrole Brent a augmenté en avril de 20%. Bien qu’une légère baisse ait été enregistrée à la fin du mois, le baril a pu regagner 75% de son coût après la plus grave chute depuis 13 ans qu’il a connu en février.

Plusieurs analystes estimaient alors que les cours ne pourraient pas remonter avant l’année prochaine, observe le quotidien américain. Mais ils se sont apparemment trompés. À présent, bien que certains experts restent toujours sceptiques et prédisent une nouvelle chute, la montée des prix du pétrole a pu résister malgré l’échec des négociations de Doha, qui avait pour but un gel de la production.

Selon le journal américain, la situation qui règne à ce jour sur le marché risque toutefois de se dégrader. Cela pourrait se produire si de nouveaux lots de pétrole arrivent avant que l’excédent existant aujourd’hui ne soit épuisé, un scénario envisageable si la montée des cours donne aux sociétés pétrolières l’envie de relancer les projets suspendus.

D’autres experts restent néanmoins optimistes. Les investisseurs se préparent à la plus importante baisse des livraisons en provenance des pays hors Opep depuis 25 ans, précise le Financial Time, ajoutant que dans ce cas, la situation sur le marché a toutes les chances de se stabiliser grâce au rétablissement de la balance entre l’offre et la demande.

Cet avis est partagé par les analystes de la banque d’investissement Jefferies, cités par Reuters. Selon eux, au cours du deuxième semestre 2016, le marché pourrait faire face à un déficit de pétrole.

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