Pétrole : une rencontre « très positive » de l’Opep à Istanbul



 

Une réunion entre l’Opep et certains pays producteurs non-membres de l’Opep, dont la Russie s’est tenue l’après-midi de ce mercredi 12 octobre à Istanbul, en marge du Congrès mondial de l’énergie qui s’y est ouvert lundi 10 octobre.

Le ministre algérien de l’Énergie, Noureddine Boutarfa, a affirmé que cette rencontre avait été « très positive » et qu’il espérait d’autres résultats positifs à Vienne, rapporte Reuters.

Le ministre qatari Mohammed al-Sada a lui aussi trouvé qu’il y avait eu « une compréhension positive de la situation sur ce que pourraient être le rôle de l’Opep et le rôle des pays hors Opep » dans un rééquilibrage des marchés, selon l’agence.

Les ministres de l’Énergie d’Algérie, du Qatar, des Émirats arabes unis, de la Russie, du Venezuela et du Mexique, ainsi que le secrétaire général de l’Opep, se sont rencontrés pour discuter des suites à donner à l’accord « historique » entre les membres de l’Opep conclu fin septembre à Alger. Cet accord entend mettre en place une réduction de la production de pétrole afin de remédier à la chute des cours due à la surproduction en pétrole au cours des deux dernières années.

L’accord d’Alger devrait être rediscuté par les pays exportateurs à Vienne le 30 novembre.

Le ministre russe de l’Énergie, Alexander Novak, s’est entretenu mercredi avec son homologie saoudien Khaled al-Falah et a affirmé que la Russie participerait aux discussions de Vienne à la fin du mois de novembre, selon Reuters.

Une nouvelle réunion se tiendra à la fin du mois en cours à Vienne, avec la participation des États-Unis, toujours selon le ministre russe.

La Russie, à travers son président Vladimir Poutine, avait déjà affirmé être disposée à coopérer avec les pays de l’Opep pour une réduction de la production.

Le ministre saoudien de l’Énergie a décidé de ne pas assister à la rencontre. Selon la presse azérie, le ministre de l’Énergie de l’Azerbaïdjan a lui aussi fait le même choix, les deux ministres affirmant qu’il s’agissait d’une réunion informelle sans prise de décision.

L’Irak et l’Iran ont refusé de participer à la rencontre, en raison de désaccords politiques avec la Turquie. Entre Bagdad et Ankara, les relations sont particulièrement tendues compte tenu du maintien de la Turquie de ses troupes en Irak dans la région de Mossoul, et ce contre la volonté du gouvernement irakien.

Lundi, le prix du baril avait atteint 53,72 dollars, avant de chuter au-dessous des 52,50 en raison d’un manque de confiance des marchés dans la tenue de l’accord entre les pays de l’Opep et la Russie. Ce mercredi, les cours ont plongé de 1,6% à 51,6 dollars à 15 heures. La perspective d’un resserrement monétaire par la réserve fédérale (banque centrale) américaine pèse sur le dollar et donc sur le marché pétrolier.

L’Opep a affirmé mercredi que sa production avait augmenté de 220 000 bpj en septembre pour atteindre 33,39 millions de bpj, son niveau le plus élevé depuis 2008. L’accord d’Alger prévoit une production maximale de 33 millions de bpj. L’Opep a de plus vu ses estimations à la hausse pour la production des pays hors Opep en 2017, avec une augmentation 240 000 bpj et une moyenne de 56,64 millions de bpj, cette augmentation étant surtout liée aux nouveaux projets russes. Dans ce contexte, le marché ne requerrait que 32,6 millions de bpj de la part de l’Opep l’année prochaine.

Source : tsa-algerie.com / Sarah Smail et Tewfik Abdelbari

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