Plan de déstabilisation de l’algérie, saisies d’armes et effets de la crise financière: On nous cache la vérité?



Il est temps de ranger les couteaux dans les vestiaires et convoquer le sens patriotique. L’idée d’un front interne uni sans condition, sans préalable est aujourd’hui salutaire pour le pays.

La peur des lendemains s’installe. Elle n’est pas une simple vue de l’esprit, mais elle est réelle, palpable chez les citoyens. La situation sécuritaire extrêmement inquiétante aux frontières et la terrible crise financière que traverse le pays sont les deux marqueurs de cette frayeur nationale que les membres du gouvernement et la classe politique refusent de situer dans son ampleur. Nous cache-t-on la vérité? Au plan sécuritaire, l’inquiétude est proportionnelle aux quantités d’armes que découvrent les éléments de l’ANP. Ces surprenantes saisies d’armes de guerre quasi quotidiennes par l’ANP et leur dissémination effrénée aux frontières, appellent à de sérieux questionnements: qui finance ses armes? Qui est à l’origine de leur acheminement et avec quel argent?

Que cachent réellement toutes ces quantités d’armes, de munitions et d’explosifs? Et que prépare-t-on contre l’Algérie? Ce n’est certainement pas pour animer une fête de mariage. Pour les observateurs, nous sommes au centre d’un vaste complot de reconfiguration de toute la région. En effet, le danger est encore plus large qu’on ne le pense puisque le risque d’une balkanisation non seulement de l’Algérie mais de toute l’Afrique du Nord est amplifié par plusieurs éléments. C’est dans ce spectre qu’on situe d’ailleurs la percée des actions djihadistes en Tunisie, la migration de l’épicentre radicaliste de la Syrie vers la Libye. Alors que l’Algérie se débat face à ce plan de déstabilisation, dans le camp d’en face on jubile. Bernard-Henry Lévy, le sponsor attitré de la terreur dans le Monde arabe, se frotte les mains. Après la Tunisie, l’Egypte, la Libye et la Syrie, à qui le tour? Le second motif d’inquiétude nationale est d’ordre strictement économique, plus précisément financier. Sans gants et sans anesthésie,
le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhelfa, remue le couteau dans la plaie en annonçant que les caisses de l’Etat sont vides. M. Benkhelfa laisse étonnée l’opinion quand il révèle un déficit du Trésor de près de 14 milliards de dollars (dont 13 milliards de déficit budgétaire), des dépenses de fonctionnement en forte hausse et des prélèvements importants sur le Fonds de régulation des recettes (FRR

Il ne manquait qu’une pareille annonce. Et comme dit l’adage, «le pain tombe toujours sur son côté beurré», la nouvelle du ministre des Finances intervient à la veille du Ramadhan. Il est de tradition que ce mois sacré est un moment propice pour raviver les crises, focaliser les manquements du gouvernement et nourrir le mécontentement. Engagée dans une spirale d’échanges bellicistes entre partis d’opposition et partis du pouvoir sans que cette guéguerre n’accouche d’aucune alternative à même de mener le pays aux rivages de la paix, la confrontation est restée stérile, muette et toutes les initiatives s’enlisent dans les marais de l’oppositionisme primaire.

L’atomisation de la classe politique a été telle que même les deux béquilles sur lesquelles repose le système, ont volé en éclats. Le FLN et le RND se tirent dans les pattes. L’heure est très grave et les défis son immenses. Face à ces deux précipices, l’un sécuritaire et l’autre économique, il est temps de ranger les couteaux dans les vestiaires et convoquer le sens patriotique. L’idée d’un front interne uni sans condition, sans préalable, est aujourd’hui salutaire pour le pays. Avons-nous le droit de supporter encore les tiraillements de cette classe politique alors que le pays est à la veille des choix budgétaires les plus sévères et les plus impopulaires. Un front capable de rassembler les partis d’opposition, ceux du pouvoir, les organisations de la société civile ainsi que les organisations patronales s’impose. Si jusque-là les chances d’un front national tel que voulu par le FLN, sont plombées par les profondes rancoeurs politiques, il est temps de dépasser ces rancoeurs et maîtriser les ego.

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