Plus de 20 civils tués dans des raids de la coalition



SyrieLa ville de Minjeb a de nouveau été frappée lundi. A Alep, les habitants des quartiers assiégés craignent la famine.

Au moins 21 civils syriens ont péri lundi dans des raids aériens de la coalition dirigée par Washington sur Minbej, fief du groupe Etat islamique (EI), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). A Alep, l’angoisse de la famine taraude plus de 200’000 personnes.

«Au moins 15 civils ont péri dans les frappes sur un quartier du nord de la ville de Minbej» au nord de la Syrie et six autres ont été tués dans le village d’Al-Toukhar, au nord de la cité, d’après l’OSDH. Des dizaines de milliers de civils ont réussi à s’enfuir de la ville avec l’aide des Forces démocratiques syriennes (FDS), l’alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis.

Frappes quotidiennes

Depuis le début le 31 mai de l’offensive contre Minbej, la coalition internationale frappe quotidiennement cette ville. Minbej compte encore des dizaines de milliers de civils et est contrôlée à 75% à l’EI. Les combats se poursuivent dans la ville, mais les FDS avancent lentement depuis début juillet en raison des mines et surtout d’une résistance farouche du groupe ultraradical qui mène des attentats-suicide et à la voiture piégée contre leurs positions.

La France a annoncé lundi deux frappes aériennes contre l’EI en Irak et en Syrie. «Nos forces continuent à frapper, elles l’ont fait avant-hier, elles l’ont fait encore cette nuit pour contribuer dans la coalition à éradiquer définitivement le cancer de Daech», a affirmé le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Alep dans l’angoisse

A Alep, les risques de famine et de pénurie générale s’accroissent pour les plus de 200’000 habitants des quartiers contrôlés par les rebelles, désormais totalement assiégés par l’armée syrienne.

«Je ne sais pas ce qui adviendra de nous», déclare Mohammad Roukbi, au chômage et père de quatre enfants, qui habite dans le quartier rebelle de Boustane al-Qasr. «Toutes les routes sont fermées et depuis des jours, on manque de pain, de nourriture, pratiquement de tout», ajoute cet homme de 38 ans.

«Penser au siège m’empêche de dormir», confie un père de cinq enfants. «J’ai des provisions pour à peine une semaine. Si tous les produits alimentaires viennent à manquer au marché, bientôt, ça sera la famine», prédit-il. «J’essaie de fuir la ville, mais il n’y a aucune route sûre».

Selon les Nations unies, près de 600’000 personnes vivent dans des zones assiégées en Syrie, dans la plupart des cas par le régime, sans accès à la nourriture ni à une aide médicale, provoquant des cas de malnutrition. Des dizaines de personnes sont mortes de faim. (ats/nxp)

Lire l’article depuis sa source : www.24heures.ch

Laisser un commentaire