Plus d’une trentaine de personnes ont perdu la vie ces derniers jours: L’inquiétant phénomène des noyades



Les principales raisons de ces plongeons de la mort sont les baignades dans les barrages, oueds, retenues collinaires, plages non surveillées et bien sûr, le non-respect des drapeaux de signalisation.

La saison estivale ne fait que commencer, mais elle est déjà des plus meurtrières. Il ne se passe pas un jour sans que l’on ne reçoive un bilan qui fait état de mort par noyade. Dans un bilan non exhaustif, on a pu comptabiliser plus de 30 morts en moins de 10 jours! Un véritable massacre qui est en train de faire une concurrence macabre aux accidents de la route. D’ailleurs, même les services de sécurité qui ont mélangé les deux dans leurs notes d’information leur ont créé une rubrique spéciale. Celle-ci se re-trouve le plus souvent en première position de ces notes qui sont classées en fonction de la pertinence de l’information.

Toutes les régions du pays ont été endeuillées par ce phénomène inquiétant. Ce sont même paradoxalement, les régions de l’intérieur qui enregistrent le plus de victimes. La raison: la baignade dans des barrages, oueds et des retenues collinaires, bien sûr non surveillées. Les drames de la semaine dernière à Mostaganem et à Tiaret sont encore dans toutes les mémoires. cinq enfants ont péri emportés par les eaux d’une retenue collinaire. Ces drames ont certes choqué, mais ne semblent pourtant pas alerter assez la conscience de la population, puisqu’ils ont été suivis d’une série de noyades du même genre. Plusieurs dizaines de personnes ont subi le même sort tel que le jeune homme qui s’est noyé en allant se rafraîchir dans un barrage à Bouira. Négligence et insouciance fusionnent pour générer la mort. Une baignade des plus risquées qui a fini par lui coûter cher comme beaucoup avant lui.

Il y a un vrai problème. Faut-il renforcer la sécurité des barrages ou construire plus de piscines, particulièrement dans les villes de l’intérieur et du Sud? Car, avec les fortes chaleurs qui frappent ces régions, il est difficile de demander à leurs habitants de ne pas succomber à la tentation du barrage ou de l’oued… Néanmoins, la mer n’est pas moins tueuse. Mais dans la majorité des cas, c’est à cause de la baignade dans des plages non surveillées. A l’exemple du dénommé F.R, 25 ans, originaire de la ville d’El Abadia (Aïn Defla), qui se baignait à la plage non gardée mitoyenne au port de Béni Haoua dans la wilaya de Chlef. Son corps a été repêché plusieurs jours après disparition. A Mostaganem, le jeune L.T, 19 ans, originaire de Béni Dergoune (Relizane), qui se baignait à la plage non gardée d’El Magtaâ, commune de Fornaka, a aussi trouvé la mort par noyade. Le non-respect des signalisations, de baignade est aussi une cause de ces tragédies.

A Tlemcen, les nommés M.A, 27 ans et S.M, 31 ans, tous deux originaires de la ville de Maghnia, qui se baignaient à la plage Aïn Adjroud, commune de Marsa Ben M’hidi, ont été emportés par la houle. A El Taref, le nommé L.Y, 29 ans, originaire de la ville d’El Kouif (Tébessa), qui se baignait à la plage La Messida, commune d’El Kala, a été emporté par la forte houle qui règne ces derniers jours sur nos côtes.
A Béni K’sila, les nommés A.F, 50 ans et M.S, 28 ans, ayant porté aide et assistance à une adolescente qui a éprouvé des difficultés pour sortir de l’eau des suites de la houle à hauteur de la plage Aït Mendil, commune de Béni Ksila, ont réussi à la secourir. Mais malheureusement ils ont été emportés tous les deux par la houle et trouvé la mort par noyade. Les vacances sont donc là et l’inconscience des gens aussi. On continue de compter nos victimes de la route, mais aussi des…eaux!

Lexpressiondz.com

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