Premier ministre hongrois: l’UE n’est plus un « acteur global »



Le premier ministre hongrois Viktor Orban a affirmé jeudi à Varsovie qu’après la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne, celle-ci n’était plus un « acteur global » mais « régional ».

Il a qualifié ce changement de « dramatique », intervenant devant la presse avec ses homologues polonais, slovaque et tchèque du groupe de Visegrád, réunis pour préparer leurs propositions communes de réformes de l’UE en vue d’un sommet informel à 27 prévu à Bratislava le 16 septembre. Ces propositions visent essentiellement à un renforcement du rôle des parlements nationaux au détriment de Bruxelles.

« Que ferons-nous pour retrouver un rôle global? », a demandé M. Orban, estimant que l’UE a « perdu » la Grande-Bretagne parce que « la Commission européenne a pris les pires décisions possibles en matière de migrations » et qu’elle « ne dit pas clairement quels sont les objectifs de sa politique migratoire ».

Tant M. Orban que la première ministre polonaise Beata Szydlo ont affirmé qu’ils n’avaient pas de problème avec l’UE, mais avec les institutions européennes.

« L’Union est une valeur, mais dans sa forme institutionnelle actuelle elle ne répond pas aux attentes des Européens », a dit Mme Szydlo.

Interrogée sur les réformes que le groupe de Visegrád compte proposer, Mme Szydlo a dit qu’elles devaient rendre l’UE « plus forte ».

Pour le moment, rapelle l’АFР, les quatre pays ont arrêté leurs « orientations »: le respect des « quatre libertés » fondamentales défendues par l’UE, celles du marché unique (libre circulation des biens, capitaux, services et personnes) et le renforcement du contrôle des parlements nationaux sur les décisions prises par l’Union.

« Notre position commune sera précisée dans les semaines qui viennent », a dit la chef du gouvernement polonais, dont le pays préside actuellement le Groupe de Visegrád.

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