Près de 2 000 morts en 6 mois : les jeunes et les nouveaux conducteurs pointés du doigt



Les jeunes de 18 à 29 ans sont impliqués dans « 35,83% des accidents routiers enregistrés durant le 1er semestre de l’année en cours », a révélé ce mercredi Ahmed Naït El Hocine, directeur du Centre national de prévention et de sécurité routières.

« Cette tranche d’âge constitue un facteur conséquent dans ce bilan tragique avec un taux de 24,23% », a ajouté le responsable dans des propos rapportés par l’APS.

Les nouveaux conducteurs, notamment les personnes qui disposent « d’un permis de conduire de moins de 5 ans représentent ‘53,84% des conducteurs impliqués dans des accidents de la circulation au cours de la même période’ ».

Près de 2 000 morts en six mois

Les autorités ont enregistré « 14 263 accidents corporels de la circulation routière » pour le premier semestre 2016, marqué également par une forte mortalité sur les routes avec exactement 1 919 décès comptabilisés. Malgré ce bilan néfaste, le responsable évoque une baisse de 8,88% par rapport au premier semestre 2015.

On note également une diminution de 18,64% des « accidents corporels de la route » par rapport à la même période de l’année dernière. Cette tendance est particulièrement forte en zones rurales où le nombre d’accidents corporels a baissé de « 29,82% » contre « 6,30% au niveau des zones urbaines ». La région d’Alger et l’axe M’Sila-Sétif-Biskra sont les plus touchés en termes d’accident et c’est à la wilaya de Laghouat que revient « le plus fort taux de mortalité avec 79 personnes décédées ».

Le facteur humain : principale cause des accidents

« Le facteur humain est à l’origine de 95,42% des sinistres survenus durant la même période (1er trimestre 2016), suivi de l’état des véhicules (2,76%) et l’état de routes (1,82%) », a précisé Ahmed Naït El Hocine. Pour lutter contre les accidents de la route, le responsable préconise, entre autres mesure, « une révision des cahiers des charges des auto-écoles », afin « d’y introduire de nouvelles obligations, telles que des horaires de formation en nocturne au profit des futurs conducteurs ».

Par ailleurs, un « Fond dédié à la sécurité routière sera créé prochainement » et bénéficiera de « subventions publiques » et de financement émanant des « factures des amendes forfaitaires imposées aux contrevenants », précise l’APS.

Source : tsa-algerie.com / Zahra Rahmouni

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