Prison pour les supporters russes: l’extradition est possible



A la suite les heurts entre supporteurs russes et anglais qui ont éclaté le 11 juin à Marseille, dans le cadre de l’Euro 2016, trois citoyens russes ont été arrêtés en début de semaine, puis, deux jours plus tard, condamnés à des peines de prisons fermes allant d’un an à deux ans de prison, avec deux ans d’interdiction du territoire.

A la suite les heurts entre supporteurs russes et anglais qui ont éclaté le 11 juin à Marseille, dans le cadre de l’Euro 2016, trois citoyens russes ont été arrêtés en début de semaine, puis, deux jours plus tard, condamnés à des peines de prisons fermes allant d’un an à deux ans de prison, avec deux ans d’interdiction du territoire.

Les problèmes qui se posent face à ce procès éclair amènent à se demander comment un verdict aussi sévère a pu être prononcé en si peu de temps et comment des citoyens étrangers ont pu être arrêtés sans représentation légale.

En fait, il s’agit d’une procédure de comparutions immédiate, explique maître Thierry Valalt, avocat au barreau de Paris.

« On a une garde-à-vue et ensuite on passe directement au jugement, c’est ce qui explique la rapidité de la sentence qui est effectivement très lourde », confie-t-il à Sputnik.

M. Valalt précise que la sévérité de la peine s’explique par l’état d’urgence et par le délit de 2010 concernant les bandes violentes, aggravé par l’usage d’armes.

A la question de savoir si ces trois supporters pouvaient être expulsés pour purger leur peine en Russie, l’avocat répond par l’affirmative, précisant qu’un accord diplomatique entre les deux pays pourrait ouvrir la voie à une telle éventualité.

« D’autres supporteurs russes vont faire l’objet d’une expulsion, mais pas ceux-ci car ils sont sous mandat de dépôt et purgent leurs peines en France, sauf s’il y a accord diplomatique entre la Franc et la Russie ».

Et de rappeler que des supporteurs anglais et français ont eux aussi fait l’objet de peines.

Rappelons que mardi, les forces de l’ordre françaises ont bloqué un car qui conduisait à Lille des dizaines de supporters russes. Les 43 personnes se trouvant à bord du véhicule ont été transportées à Marseille et mises en garde à vue. Vingt d’entre elles doivent être prochainement expulsées et les 20 derniers ont été remises en liberté.

Suite à cet incident, l’ambassadeur de France en Russie, Jean-Maurice Ripert a été convoqué mercredi au ministère russe des Affaires étrangères. Le département a notamment réprouvé le traitement discriminatoire infligé aux supporters russes à l’Euro 2016 de football et a prévenu que toute alimentation de sentiments antirusses pourrait aboutir à une dégradation des relations entre la France et la Russie.

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