Processus de paix au Mali: Lamamra s’est « particulièrement » engagé et d’une manière « déterminante »



PARIS- Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, s’est « particulièrement » engagé dans le processus de paix au Mali et d’une manière « déterminante », a affirmé le député français François Loncle.

Au cours des débats mardi à l’Assemblée française sur le projet de loi, autorisant la ratification du traité de coopération en matière de défense entre la France et le Mali, François Loncle (Parti socialiste) a souligné que la question de la paix dans le nord du Mali « intéresse de près le gouvernement algérien ».

« S’agissant de l’implication algérienne dans le processus de paix au Mali, il faut noter que l’accord de paix entre le gouvernement malien et les rebelles a été signé à Alger. En outre, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, s’est particulièrement engagé sur cette question, et d’une manière déterminante », a-t-il dit à une question du député Jean-Pierre Dufau (PS).

Pour ce rapporteur, qui s’exprimait au nom de la Commission des Affaires étrangères, « cet accord, obtenu à l’arraché le 20 juin 2015, a été le fruit d’intenses efforts d’une médiation internationale conduite par l’Algérie et constituée notamment des Nations unies, de l’Union européenne et de la France ».

Mardi, rappelle-t-on, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal, a salué le rôle « crucial » de l’Algérie dans la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

« Nous saluons le travail de médiation conduit depuis deux ans par l’Algérie et notamment par M. Ramtane Lamamra », qui l’a rendue possible, a-t-il souligné à propos de la mise en oeuvre de l’Accord « pour lequel l’Algérie joue un rôle crucial ».

Lundi dernier, le secrétaire général de l’ONU, Ban ki-moon, a également salué l’Algérie pour son rôle de chef de file de la médiation internationale dans les négociations inter-maliennes, en l’encourageant à poursuivre ses efforts pour le rétablissement de la paix dans ce pays.

« Le Secrétaire général félicite les membres de la médiation internationale, en particulier l’Algérie en tant que présidente du comité du suivi de l’accord, pour leur soutien à la paix au Mali. Il les encourage à rester fermes dans leurs efforts », a déclaré le porte-parole du chef de l’ONU, Stéphane Dujarric à l’occasion du premier anniversaire de la mise en oeuvre de l’accord.

Du côté algérien, et au cours des travaux de la 11e session du comité bilatéral stratégique algéro-malien, tenue mardi à Bamako, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a affirmé que la première année de la mise en oeuvre de l’accord suscite de l’espoir que le Mali tient, enfin, sa chance de reprendre la voie de la normalisation.

« L’environnement est à l’apaisement et l’optimisme », a-t-il estimé, rappelant que l’année dernière, les négociations avaient connu des « moments d’incertitudes ».

Pour le chef de la diplomatie algérienne l’expérience du dialogue au Mali est « unique » et « extrêmement novatrice », dans la mesure,  a-t-il expliqué, où elle implique les pays du voisinage, les organisations régionales et internationales.

« Le succès de la mise en oeuvre de l’Accord est l’unique issue et la population exige légitimement les dividendes de l’Accord sur les plans de la sécurité et de la stabilité », a encore affirmé M. Lamamra.

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