Protestation après l’auto-immolation d’un homme à Djarma (Batna)



Des dizaines d’habitants de la commune de Djarma, située à 16 km du centre-ville de Batna, ont observé, dans l’après midi de vendredi un rassemblement de protestation et de solidarité avec un commerçant ambulant des produits laitiers qui s’est immolé par le feu devant le siège de l’APC pas loin de la brigade de la gendarmerie.

Les habitants de cette commune très en colère, ont bloqué la route nationale entre Batna et Constantine, avec des pierres et pneus allumés afin d’exiger des autorités concernées d’ouvrir une enquête à ce sujet. Selon un témoin, « les gendarmes ont refusé à Abdellah F. d’étaler sa marchandise sur la chaussée. Alors, décourageant le commerçant ambulant s’est mis le feu sur ses vêtements à l’endroit même où il exposait sa marchandise. Brûlé au troisième degré, il a été transféré à l’hôpital de Batna, selon le même témoignage.

Cette action de protestation vise à faire pression sur les pouvoirs publics en vue de les amener à se pencher sérieusement sur les préoccupations légitimes de ces villageois qui vivent le calvaire depuis belle lurette, apprend-on. Selon les habitants en colère, « c’est la goutte qui a fait déborder le vase, des problèmes en cachent d’autres », a indiqué un témoin. Et de poursuivre : « Les responsables des autorités locales ne s’occupent que de leurs problèmes personnels et ne se préoccupent que des prochaines élections en vue de décrocher un autre mandat ».

« Notre commune demeure malheureusement, à ce jour, au statut de « zone interdite ». Aucun signe de bonne volonté des autorités n’est affiché pour prendre en charge nos doléances et la situation ne cesse de se dégrader », témoigne encore cet habitant de Djarma.

Parmi les revendications mises en avant par les citoyens protestataires, on citera l’aménagement et le bitumage des routes, l’alimentation de ces villages en eau potable, le raccordement de leurs foyers au réseau du gaz de ville, d’assainissement et d’électricité pour certains d’entre eux, les transports, les salles de soins, les infrastructures de sport et de loisirs, une solution à l’insécurité. « Nous voulons désenclaver notre région qui souffre le martyre. Elle n’a jamais bénéficié d’un quelconque projet de développement, à ce jour », a-t-on appris auprès des citoyens en colère.

Abdelmadjid Benyahia

Source : lematindz.net

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