Référendum néerlandais: les comptes offshores de Porochenko arrivent au mauvais moment



Le 6 avril, les Néerlandais sont appelés aux urnes pour se prononcer par référendum sur l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine.

Le scandale autour des comptes offshores du président ukrainien Piotr Porochenko réduit les chances des partisans de l’association entre l’Union européenne et l’Ukraine au référendum prévu mercredi aux Pays-Bas, écrit la presse néerlandaise.

« L’Ukraine est un pays corrompu, ça nous le savions déjà. Ce que nous ne savions pas c’est que le président de ce pays dissimule ses actifs au fisc ukrainien sur les Iles Vierges britanniques. Nous l’avons appris lundi desdits Panama Papers… Cette divulgation, portera-t-elle un coup fatal à la campagne pour le Oui? », écrit NRC sur son site.

Les experts interrogés par l’édition considèrent que les informations sur l’implication de Piotr Porochenko dans l’évasion fiscale influenceront les Néerlandais qui hésitaient jusqu’à présent.

« Avant de devenir président, M. Porochenko était propriétaire d’une fabrique de confiserie. D’ailleurs, il la possède encore aujourd’hui. L’implication d’un président (dans un scandale, ndlr) d’évasion fiscale n’est pas une bonne chose, d’autant plus en ce moment », indique la source.

Cependant, les partisans de l’association avec l’Ukraine gardent leur optimisme. Selon la logique de ces derniers, le scandale provoqué par les révélations des Panama Papers doit encourager les Néerlandais à se prononcer en faveur de l’accord d’association, car seule l’Europe est capable d’aider les Ukrainiens à combattre la corruption.

D’ailleurs, il convient de préciser que les sociologues ne sont pas certains que ce référendum soit validé, le seuil de participation requis étant de 30% des électeurs.

Dimanche 3 avril, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a publié sur Internet des révélations sur les avoirs cachés dans des paradis fiscaux par des milliers de personnes ou organisations, parmi lesquelles figurent des dirigeants politiques en exercice, des personnalités du sport et des organisations criminelles. Ces documents, regroupés sous la dénomination Panama Papers, proviennent du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca.

Lire l’article depuis sa source : fr.sputniknews.com

Laisser un commentaire