Règle 51/49: Les investisseurs saoudiens sceptiques



Mettant à profit la tenue de la 8e session du Conseil d’affaires algéro-saoudien à l’hôtel El Aurassi, le ministre des Finances a appelé les hommes d’affaires saoudiens à venir investir en Algérie.

«Les échanges commerciaux entre l’Algérie et ses partenaires, notamment l’Arabie saoudite, doivent être équilibrés», a estimé Abderrahmane Benkhalfa. Tout en rassurant que «le gouvernement va mettre tous les moyens nécessaires pour accompagner les entreprises nationales ou étrangères afin de les encourager à investir durablement», le ministre des finances a lancé un appel aux entreprises saoudiennes à investir en Algérie. «Venez en Algérie, venez investir.

C’est le moment opportun», a-t-il affirmé. Il a rappelé à ce propos qu’au niveau des infrastructures, l’Algérie reste le premier pays en la matière dans le monde arabe et en Afrique et qu’il existait des possibilités de développement des activités des entreprises saoudiennes en Algérie surtout dans l’industrie pétrochimie. Au sujet des contraintes bureaucratiques, Benkhalfa a indiqué que «celles-ci sont en train de disparaître progressivement». Le ministre a estimé qu’«il est temps aujourd’hui de dépasser l’étape des relations commerciales et d’aller vers un investissement durable».

De son côté, Mohamed Laïd Benamor, président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci) a souligné que «dans le contexte actuel, surtout après la chute des prix du pétrole, l’Algérie doit inéluctablement dévitrifier ses activités économiques, développer son industrie et trouver des partenaires fiables. Le président de la Caci a souligné le fait que l’Algérie recèle des potentialités énormes en gaz et en pétrole, mais continue à importer des produits pétrochimiques.

D’où la nécessité, selon lui, de développer cette industrie pour permettre à notre pays de réduire sa facture d’importation et de créer des postes d’emplois. La rencontre avec les hommes d’affaires saoudiens a été l’occasion d’évoquer ce secteur surtout qu’ils ont un savoir-faire en la matière. Pour sa part, Raid Ben Ahmed Almazroue, président du conseil d’affaires saoudien a exprimé sa pleine satisfaction quant à l’organisation de cette 8e session qui permettra, selon lui, de discuter sur les possibilités de partenariat.

Toutefois, il a regretté le niveau d’investissement «très faible» entre les deux pays qui avoisine les 2 milliards de dollars. Il indiquera «qu’il est nécessaire de renforcer la coopération afin d’atteindre d’ici 10 ans un taux d’investissement de plus de 90 milliards de dollars». Le président de la délégation saoudienne a évoqué, par ailleurs, la règle 51/49 qui constitue, selon lui, un obstacle pour les investisseurs saoudiens. Mais, Ahmed Almazroue n’a pas manqué de souligner la grande volonté des hommes d’affaires saoudiens d’investir davantage en Algérie surtout dans tous secteurs confondus.

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Letempsdz.com

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