Représentation de la femme au Parlement: les efforts de la l’Algérie mis en avant en Jordanie



La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem Si Ameur a mis en avant mercredi à Amman (Jordanie) les efforts de l’Algérie visant à hisser la représentation de la femme au Parlement, ce qui lui a valu le titre de pays pionnier sur la scène arabe.

Mme Meslem qui recevait, au nom de l’Algérie, le Prix spécial du Forum global des femmes parlementaires tenu en Jordanie, a précisé dans une déclaration à l’APS que la promotion de la représentation des femmes au sein du Parlement « a permis de consolider et de mettre à jour l’arsenal juridique en faveur de la femme » soulignant que le principe d’égalité consacré par la Constitution a eu un « écho non négligeable sur les politiques successives adoptées par l’Algérie

en vue de l’autonomisation de la femme et la garantie de son insertion socioprofessionnelle dans le cadre de la lutte contre la discrimination entre les deux genres ».

Elle a rappelé, dans ce contexte, que l’Algérie avait adopté une politique multidimensionnelle en faveur de la femme en assurant un cadre juridique, socio-économique, culturel et politique à l’origine d’une série de stratégies visant l’autonomisation de la femme et la consolidation de l’égalité des genres.

S’agissant de la présence de la femme dans le processus de prise de décisions, la représentante du gouvernement a assuré que la principale référence de l’action de l’Algérie s’est « traduite par la révision de la Constitution en 2008 et l’introduction de l’article 31 bis qui prévoit la promotion des droits politiques de la femme en optimisant ses chances au sein des assemblées élues tant nationales que locales ».

Pour la ministre, le nombre de femmes élues à l’Assemblée populaire nationale est passé, grâce à cette réforme, de 30 sur 389 députés en 2007 (7,7%) à 146 femmes sur 462 députés (31,60%).

Revenant sur le thème du Forum global des femmes parlementaires, Mme Meslem a estimé qu’il s’agissait d’une « occasion appropriée pour arrêter un agenda commun en faveur de la promotion du rôle de la femme » soulignant qu’il ne « suffit pas de revendiquer l’accroissement du nombre de femmes dans les centres de prise de décisions mais il faut exiger plutôt une action concrète tout en encourageant les projets régionaux face aux défis et enjeux du terrorisme et de l’extrémisme.

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