Révélations en cascades sur la gestion catastrophique de la participation algérienne aux JO de Rio : Le grand déballage



Les jeux olympiques de Rio 2016 ne cessent de susciter la grande polémique. Tout le monde en parle. Sur les réseaux sociaux ce sujet a fait le buzz. Les scandales se succèdent surtout après les révélations fracassantes des personnalités sportives participantes, notamment Toufik Makhloufi et Larbi Bouraâda sur la gestion catastrophique du sport de haut niveau. Les déclarations de Amar Brahmia, chef de la délégation algérienne aux Jo n’ont convaincu personnes. Pour mettre fins à toutes ses spéculations, la publication de la liste de la délégation qui s’était déplacée à Rio serait l’élément tranchant. Avant-hier, le ministre de la jeunesse et des sports, El Hadi Ould Ali s’est prononcé pour souligner que le bilan de la participation algérienne aux Jeux Olympiques de Rio se fera en toute sérénité et en temps opportun et des correctifs seront apportés dans notre stratégie en matière d’accompagnement de notre élite. » Les brillants résultats de notre champion Taoufik Makhloufi ainsi que de Larbi Bourrada et ce, au moment où notre peuple célébrait la Journée nationale du Moudjahid, et les performances réalisées par d’autres athlètes, nous confortent dans notre détermination à oeuvrer de concert avec tous les intervenants à la préparation des prochaines échéances sur la base d’un bilan exhaustif en toute sérénité et en temps opportun de notre participation aux Jeux Olympiques et des correctifs seront apportés dans notre stratégie en matière d’accompagnement de notre élite » a-t-il ajouté. Pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, « nos athlètes qui ont donné le meilleur d’euxmêmes ainsi que leurs staffs techniques ont, pour certains, amélioré leurs performances et se sont mesurés à des statures internationales sans démériter ni abdiquer, dans un esprit de solidarité et d’engagement à honorer les couleurs nationales ». L’Algérie, qui a pris part aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro avec 64 athlètes dont l’équipe de football composée de 18 joueurs, a obtenu deux médailles d’argent grâce à Taoufik Makhloufi sur 800 et 1500 m. Pour sa part, Ahmed Mahour Bacha est l’entraîneur du décathlonien Larbi Bourrada est revenu sur les entraves que son athlète et d’autres membres de la délégation algérienne ont rencontrées aux Jeux olympiques. A ce propos, il l’orateur a dénoncé l’utilisation à des fins personnelles d’une voiture de la délégation algérienne à Rio par des officiels. S’exprimant sur les preuves concernant le gaspillage de l’argent destiné aux athlètes, il a souligné : » Nous avons beaucoup d’informations qui devraient être confirmées une fois à Alger. En attendant, je peux vous donner un exemple concret de la mauvaise gestion de l’argent public et de dilapidation des deniers de l’État. Le Comité olympique algérien (COA) a affrété un avion à trois milliards six cents millions de centimes pour le déplacement de la délégation d’Alger vers Rio et de Rio vers Alger. L’avion est parti presque à moitié vide d’Alger et repartira dans deux jours aux trois-quarts vide. Beaucoup d’athlètes, d’entraîneurs et d’officiels venus avec nous sont repartis dans des vols réguliers. On aurait pu donner l’argent aux fédérations et les laisser s’occuper du volet transport en fonction du programme des compétitions. Si les athlètes avaient pris des vols réguliers, le transport aurait coûté beaucoup moins cher. A propos de la préparation de son athlète Larbi Bouraâda aux jeux olympiques , Mahour a indiqué : » Un plan d’action a été déposé au mois de septembre au niveau de la fédération, du ministère de la Jeunesse et des sports et du Comité olympique avec comme objectif, monter sur le podium. Ce plan de préparation ainsi que l’estimation financière ont été validés par ces trois instances. Sauf qu’en Algérie, on ne se souvient généralement que de l’objectif et on oublie les moyens exigés pour l’atteindre. Donc jusqu’au mois de janvier, la préparation s’est déroulée de manière satisfaisante. L’interlocuteur n n’a pas omis de préciser que le COA lui a mis les bâtons dans les roues, à travers la bureaucratie. » L’Etat algérien a mis à la disposition de nos athlètes plus de trois millions d’euros. Quand ils m’ont remis l’argent pour aller en stage, je me suis rendu compte qu’ils avaient enlevé le tiers. J’ai refusé de partir. On est resté à Alger avec les athlètes. On est parti au Portugal avec un mois et demi de retard et en utilisant l’argent du ministère de la Jeunesse et des sports et non celui du Comité olympique algérien « .a t-il martelé. Cela n’a quand même pas empêché le Directeur technique national (DTN) d’athlétisme Ahmed Boubrit a estimé que les objectifs de la fédération algérienne ont été atteints à « 90% ». Sic !

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