Sahara Occidental: La Fondation Kennedy appelle à une surveillance indépendante des droits de l’homme



WASHINGTON- Le Centre Robert Kennedy pour les droits de l’homme (RFK Center) a appelé mercredi à Washington à la création d’un mécanisme indépendant de surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés.

« Les autorités marocaines continuent de commettre de graves exactions contre le peuple sahraoui dans le territoire non autonome du Sahara occidental » indique cette fondation dans son rapport semestriel sur les violations des droits de l’homme dans le Sahara Occidental occupé, publié mercredi à Washington.

Ce rapport recensant les violations commises contre les sahraouis entre juillet et décembre 2015, fait état d’une macabre découverte de trois fosses communes dans lesquelles sont enterrés 70 sahraouis.

Ces violations récurrentes des droits de l’homme  » soulignent la nécessite (de mettre en place) un système indépendant de surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental », tel que recommandé par les conclusions du groupe de la protection des droits humains basé à Washington D.C, insiste cette ONG.

La fondation Kennedy relève que la mission de la Minurso n’est toujours pas dotée d’observateurs des droits de l’homme,  et note aussi que les rapports d’activités du bureau du Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme au Sahara Occidental n’ont pas été publiés jusqu’ici.

RFK Center souligne également que cet organe onusien chargé de la protection des droits de l’homme n’a pas rempli son rôle de surveillance durant cette période, en indiquant que le voyage du secrétaire général de l’ONU aux territoires occupés, prévus initialement avant la fin 2015, n’a pas encore eu lieu.

L’ONG américaine qui dit être décidée à agir contre ces violations, précise que le document qu’elle vient de publier est basé sur des rapports crédibles et disponibles.

Le document de 15 pages de RFK Center recense également dix cas de mauvais traitements infligés à des sahraouis en détention dans des prisons marocaines et aussi la mort de deux autres prisonniers , Bareeka Elomari et Boubakr Arkoun, décédés dans les prisons d’Ait Melloul et Tiznit en raison du manque des soins médicaux.

Toujours, selon RFK Center, 19 arrestations arbitraires ont été enregistrées durant le deuxième semestre 2015, période couverte par le dit rapport, et 19 autres cas de violation des droits de liberté d’expression, ont été commis par les autorités marocaines.

Les forces de sécurité marocaines ont continué durant cette période à disperser violemment des manifestations pacifiques, en blessant 20 sahraouis à Laayoune, s’indigne RFK Center.

La Fondation Kennedy précise  que les rapports sur les violations des droits de l’homme au Sahara occidental restent limités du fait des contraintes sévères imposées par les autorités marocaines aux défenseurs sahraouis des droits de l’homme ainsi qu’a la presse et aux organisations  non gouvernementales.

« Les acteurs internationaux ont honteusement échoué à répondre aux allégations cohérentes sur les nombreuses violations des droits de l’homme perpétrées par les autorités marocaines au Sahara Occidental », occupé, a déclaré Kerry Kennedy, la présidente de RFK Center cité dans ce rapport.

Mme Kennedy souligne que les rapports sur la torture dans les centres de détention marocains et la répression des manifestants au Sahara occidental doivent faire objet d’enquêtes pour ne pas rester sans suite.

« Les abus signalés contre le peuple sahraoui constituent des cas de violations du droit international relatif aux droits de l’homme »,  observe de son côté David McKean, le responsable du programme des droits de l’homme à RFK Center qui appelle à l’établissement d’un mécanisme  indépendant de surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés.

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