Saïd Kessas : Un chanteur engagé jusqu’au bout du cœur.



Q : Voulez-vous vous présenter aux lecteurs/lectrices de Kabylie info/Face book ?

R : Saïd Kessas est mon vrai nom. Je suis né à At Xelfun (Chabet El-Ameur), village Kabyle situé dans la wilaya de Bumerdas. Je suis chanteur-auteur-compositeur.

Q : Pourquoi avez-vous choisi le chant pour vous exprimer ?

R : Depuis ma tendre enfance, j’ai été attiré par cet art. J’aimais écouter les grands artistes comme Sliman Azem, Lhesnawi, Salah Sadawi…J’ai acheté ma première guitare en 1977. Plus tard, j’ai découvert un autre talentueux artiste, Ferhat Mhenni en l’occurrence, qui m’a beaucoup marqué par son style musical et ses textes engagés trempés dans l’acier.

Q : Quels sont les genres musicaux que vous affectionnez ?

R : J’aime tous les genres musicaux mais j’avoue que mon cœur penche pour le Rock. Durant les années 80, j’ai eu la chance de rencontrer Jean Louis Aubert du groupe Téléphone et Jimmy Cliff qui se sont produit à Alger, à la salle Harcha. Mon travail de chargé à la sécurité m’a permis aussi d’approcher Dalida. Avec le temps, j’ai commencé à écrire mes propres textes et composer de la musique.

Q : Quels sont les instruments de musique que vous jouez ?

R : Je joue un peu de mandoline, de guitare, de synthé, de flûte, d’harmonica mais la mandole et la guitare électro-acoustique sont les instruments que je maitrise le mieux.

Q : Est-ce que vous avez édité des cassettes ou des CD ?

R : Oui, j’ai déjà édité 2 cassettes en (1992-2000) et un CD en (2013). Mon prochain album est prévu pour le mois d’Août 2017.

Q : Quelles sont les thématiques que vous abordez dans vos chansons ?

R : Mes chansons sont essentiellement engagées mais j’aborde aussi les problèmes sociaux, sentimentaux et psychologiques de la jeunesse Algérienne

Q : Ou est-ce que vous puisez votre inspiration ?

R : L’Algérie est un pays en chantier confronté à d’innombrables problèmes dans tous les domaines. Les dérives quotidiennes du pouvoir alimentent mes textes engagés. J’ai choisi la musique Rock pour donner plus de force à mon engagement.

Q : Quel est ton plus mauvais souvenir dans ta vie artistique ?

R : Incontestablement la mort absurde du géant de la musique Kabyle Matub Lwennas le 25 Juin 1998.

Q : Et ton meilleur souvenir ?

R : Ma rencontre avec Racines du pays niçois, en France, en 2017.

Q : Le mot de la fin pour tes fans ?

R : Je remercie tous les amis/amies qui m’ont encouragé dans mon parcours artistique. J’espère être à la hauteur de leurs attentes.

Q : Merci et bon courage l’artiste !

Par Hammar Boussad.

 

 

Laisser un commentaire