Saisie de 500 tonnes de kif traité à l’échelle nationale depuis 2010



Le volume des saisies de kif traité a atteint, depuis 2010 à travers le territoire national, environ 500 tonnes dans les nombreuses affaires traitées lors de 76.000 enquêtes, a-t-on appris mercredi à Oran auprès des services de la gendarmerie nationale.

Cette énorme quantité de drogue provenant du Maroc a été saisie, ces dernières années au niveau de différentes régions du pays, notamment à la bande frontalière Ouest a souligné la même source, lors d’un colloque organisé à l’université d’Oran Ahmed Benbella sur le thème Drogue et toxicomanie.

Les enquêtes et les opérations menées contre ce trafic ont permis d’arrêter 10.000 personnes activant dans des réseaux de trafic international de drogue, ajoute la même source, mettant l’accent à l’importance des résultats obtenus par le démantèlement des réseaux à travers des enquêtes et investigations effectués après les saisies de kif traité.

Parmi ces saisies, figurent plus de 30 tonnes interceptées, ces quatre premiers mois de l’année en cours,  au niveau national par les services de la gendarmerie nationale, les gardes frontières et les unités territoriales.

Les affaires de drogue notamment celles liées à la commercialisation et au trafic international  occupent une bonne place dans les affaires de criminalité traitées ces dernières années. Ces affaires représentent un taux de 27 pour cent.

Par ailleurs, le représentant du Commandement de la Gendarmerie Nationale a rappelé qu’avant 2008, les saisies de la gendarmerie, à l’échelle nationale, oscillaient entre 3 et 4 tonnes de kif traité par an. En 2008, cette quantité a atteint les 30 tonnes, puis 65 tonnes l’année suivante en 2009 et à plus de 130 tonnes  comme moyenne record en 2013.

La même source a noté que depuis le durcissement des dispositions de sécurité et surveillance des frontières notamment le recours aux équipements de génie et les mesures du plan Lalla Maghnia, les saisies de kif traité ont pris une courbe descendante. C’est dire l’efficacité des moyens déployés et des mesures prises.

Les participants à cette rencontre, ont été unanimes à estimer que l’Algérie a fait face, ces dernières années, à une « campagne systématique » ciblant à noyer le pays en grandes quantités de kif traité, cultivé et produit sur le territoire marocain.

Les interventions ont abordé également les pertes subies par les réseaux de trafiquants de kif traité, du fait des mesures strictes pour sécuriser les frontières, ainsi que la lutte contre le crime  organisé sous ses diverses formes qui ont contraint ces réseaux à revoir leurs stratagèmes en se versant dans la trafic de la  cocaïne et des psychotropes non pharmaceutiques. Ces réseaux recourent de plus en plus à l’acheminement du kif traité par voie maritime.

L’importance de la base de données créée par les services de la gendarmerie nationale en matière de drogue a été débattue car elle permet de suivre la qualité des stupéfiants saisis, dans le cadre d’une approche scientifique dans le sens des efforts de lutte.

Cette rencontre, initiée par les universités d’Oran Ahmed Benbella 1et 2 en collaboration avec le 2ème Commandement régional de la gendarmerie nationale d’Oran, a enregistré la participation des experts d’instances intervenantes dont la police et des douanes.

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