Salariés et étudiants dans la rue contre la loi travail



FranceC’est la quatrième mobilisation en seulement deux mois contre la réforme jugé trop favorable aux entreprises.

Sept syndicats de salariés et d’étudiants descendent à nouveau dans la rue jeudi en France pour obtenir le retrait d’un projet de loi travail jugé «inacceptable». C’est la quatrième fois en deux mois.

«Gagner le retrait du projet de loi travail est possible», affirme l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL). A quelques jours du début du débat parlementaire, mardi prochain, ils ont appelé à «renforcer les mobilisations».

Cette journée, qui tombe pendant une période de congés scolaires, sera suivie d’un 1er mai également focalisé sur le projet de loi. Le but est le retrait pur et simple d’une réforme perçue comme trop favorable aux employeurs. Elle est considérée comme un facteur de précarité pour les salariés, notamment les jeunes.

La loi vise à donner plus de souplesse aux entreprises, notamment en matière d’aménagement du temps de travail, et à clarifier les règles de licenciement économique. Il a déjà subi des modifications et le gouvernement a notamment reculé sur le plafond des indemnités prud’homales.

Perturbations limitées

Mais pour les syndicats il reste une «ligne rouge»: «l’inversion de la hiérarchie des normes» permettant à un accord d’entreprise de primer sur un accord de branche même s’il est moins favorable. Outre les manifestations partout en France, des arrêts de travail sont aussi prévus notamment dans les transports.

Dans le ciel comme sur les rails, les perturbations attendues devraient néanmoins être assez limitées. A Orly, 20% des vols seront annulés. A Roissy ,«il y aura très probablement des retards mais pas d’annulation de vols», a indiqué l’aviation civile. Des perturbations sont aussi attendues dans les transports publics à Paris.

La contestation a commencé le 9 mars. Aux rangs des mécontents de la future réforme du travail se sont greffés les intermittents du spectacle inquiets de l’avenir de leur régime d’indemnisation chômage. Toutefois, sur ce point, leurs organisations ont trouvé un accord dans la nuit de mercredi à jeudi. (ats/nxp)

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