Scandale Bouchouareb : que comptent faire Abdelmalek Sellal et la justice ?



Abdeselam Bouchouareb, ministre de l’Industrie, est éclaboussé par les révélations de « Panama Papers », un système d’évasion fiscale et de blanchiment d’argen orchestré par le très discret cabinet d’avocats panaméens Mossack Fonseca.

Ce vaste système d’évasion fiscale mobilise déjà les justices de plusieurs pays touchés. Dès ce matin, annonce l’AFP, la justice française a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête pour blanchiment de fraudes fiscales aggravées, à la suite des révélations du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), qui provoquent une onde de choc mondiale. En Espagne, le parquet de l’Audience nationale, juridiction spécialisée notamment dans la grande délinquance économique et financière, a également ouvert une enquête pour blanchiment. es investigations se concentreront sur les activités de Mossack Fonseca au profit de personnalités espagnoles ou résidant en Espagne, pour leur permettre d’éviter de payer des impôts dans ce pays.

Parmi les clients du cabinet panaméen en Espagne figurent notamment la star argentine de football Lionel Messi, vedette du FC Barcelone, et son père Jorge, qui doivent déjà comparaître en mai devant un tribunal catalan, justement pour évasion fiscale par le biais de sociétés fictives. La tante du roi Felipe VI, Pilar de Borbon, et le cinéaste Pedro Almodovar figurent également sur cette liste, ajoute une dépêche AFP. En Islande, des milliers de manifestants demandent la démission du premier ministre cité dans les documents de « Panama Papers ».

En Algérie, les premières révélations touchent le ministre de l’Industrie. Selon les documents révélés par le Consortium international des journaliste d’investigations (ICIJ) Bouchouareb possède une société offshore basée à Panama. Que fait la justice ? Silence radio. Aucune demande de documents au Consortium, ni ouverture d’enquête, voire même une déclaration concernant ce puissant ministre ! Abdelmalek Sellal, lui, est aux abonnés absents. Le scandale touchant l’un de ses ministres de souverainté ne semble pas l’émouvoir.

Dans un message répercuté par une dépêche de l’ogence officielle, la Compagnie d’études et de conseil (CEC) argue que la société appartenant à M. Bouchouareb Abdeslam, ministre de l’Industrie et des Mines, la « Royal Arrival Corp », a été créée « à l’initiative » de la Compagnie d’études et de conseil (CEC) « pour gérer son patrimoine privé, mais n’a jamais été active » et « ne possède aucun compte bancaire ». La CEC ne nie pas l’existence de cette société, il précise juste que celle-ci est inactive. Qu’est-ce à dire ? Pourquoi créer une société pour ne pas l’activer ensuite ?

Hormis cette précision, circulez il n’y a rien à voir. Le gouvernement, lui, est sur une autre planète !!! Attendons de voir la suite…

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Lematindz.net

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