SIBBUS : Un petit oiseau aux grandes idées. Par Hammar Boussad



Jadis, il y’a très longtemps, vivait un roi au royaume de Koukou. Il y avait une femme qui était belle comme le clair de lune. Le roi satisfaisait tous ses caprices pour qu’elle soit toujours heureuse et souriante car, quant elle souriait, son charme illuminait tout le royaume.

Un jour, le roi trouva sa femme triste et dépitée, en train de pleurer.

-« Pourquoi pleures-tu ma bienaimée ? »

« Ma voisine s’est moquée de moi. Elle dit que son mari lui a offert un oreiller doux et confortable car il est fabriqué avec les plumes des oiseaux. »

-« Arrête de pleurer ma chérie, ton vœu sera exaucé. »

Le lendemain, le roi convoque tous les oiseaux de la région pour les déplumer. Tous les oiseaux sont arrivés à l’heure sauf SIBBUS. Le roi commence à s’énerver. Voila SIBBUS qui arrive avec quelques minutes de retard.

-« Pourquoi ce retard », vociféra le roi.

Excuse-moi, sire. Je n’ai pas dormi toute la nuit car je devais solutionner quelques énigmes qui nécessitaient beaucoup de calculs.

Le roi s’est mis à rire Ha ! Ha ! Ha ! C’est quoi tous ces calculs qui t’ont retenu toute la nuit, toi, un si petit oiseau !

Je faisais les comparaisons entre les jours et les nuits, les morts et les vivants et entre les hommes et les femmes.

Les oiseaux sont restés silencieux et admiratifs devant l’audace de Sibbus.

-« Donne-moi vite tes conclusions sinon je vais te tuer », crie le roi.

J’ai conclu que les jours sont plus nombreux que les nuits car les nuits de pleine lune sont aussi claires que les jours.

Entre les morts et les vivants, ces derniers sont largement supérieurs car les morts qui ont fait du bien pour l’humanité sont toujours vivants dans les cœurs et les esprits des gens.

Enfin, les femmes sortent vainqueurs car les hommes qui sont manipulés par leur femmes ne méritent pas de porter ce titre o combien important.

Les oiseaux étaient impressionnés par l’immense sagesse de SIBBUS. Le roi qui n’est pas bête, comprend les insinuations de Sibbus. Rouge de honte, la tète basse, il reçoit une mémorable et grande leçon de la part d’un si petit animal. Il libére les oiseaux qui portent en triomphe SIBBUS.

Depuis ce jour, SIBBUS est vénéré par tous les oiseaux de la terre.

Une histoire de Mokrane Chemime, adaptée par Hammar Boussad.

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