Six mois de prison pour avoir dénoncé la corruption à Sonelgaz



La Confédération Générale Autonome des Travailleurs en Algérie (CGATA ) vient de publier sur sa page Facebook, un communiqué dans lequel elle dénonce la condamnation à six mois de prison ferme du syndicaliste Mellal Raouf, président du SNATGS, qui avait dénoncé la corruption induite par la surfacturation de Sonelgaz de plus de 8 millions de consommateurs de gaz et d’électricité.

La Confédération Générale Autonome des Travailleurs en Algérie (CGATA) condamne fermement la répression judiciaire contre Mellal Raouf, président du SNATEGS, condamné à six mois de prison ferme pour avoir dénoncé le cas de corruption avérée sur le cas de surfacturation de plus de 8 millions de consommateurs de gaz et d’électricité.

Mellal Raouf, poursuivi judiciairement par la direction de la Sonelgaz de Guelma pour divulgation de secret professionnel à la suite de dénonciation de surfacturation reconnue et confirmée pourtant la CREC qui un organe officiel de contrôle et d’expertise.

Au lieu de juger les auteurs de malversation et de corruption, la justice à condamné le président du SNATEGS pour anéantir les syndicalistes, entraver l’ancrage du syndicalisme autonome au sein de la Sonelgaz déjà gangrénée par la corruption et barrer le chemin au syndicat qui œuvre à l’assainissement et à la protection de l’outil de travail qui reste l’une des missions des syndicats authentiques.

Si la condamnation de Mellal Raouf à six mois de prison ferme est une violation des lois constitutionnelles, nationales et internationale garantissant le droit à l’exercice syndical, c’est également une preuve qui démontre à quel degré les pouvoirs publics, étant dans le désarroi le plus complet, n’hésitent devant aucun moyen pour influencer la justice dans les décisions judiciaires contre les cadres et militants syndicalistes autonomes.

La condamnation du président du SNATEGS survient à un moment crucial ou la société en pleine effervescence contre les mesures antisociales, expriment une ferme volonté de changement des méthodes antidémocratiques et les vœux d’un dialogue social pour la construction d’alternatives politiques.

La CGATA, vigilante à dénoncer et à condamner toutes les formes de violences et de répression contre les militants syndicalistes, rappelle les pouvoirs publics à cesser toutes les procédures de persécutions des syndicalistes autonomes déterminés à arracher le droit à la dignité humaine quel que soit le sacrifice.

Le président de la CGATA
Rachid Malaoui

Source : lematindz.net

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