Sur Twitter, Frank Underwood titille Manuel Valls sur son déni de démocratie



Malgré les critiques de son propre camp et d’ailleurs, certains parlant même d’un « déni de démocratie », le premier ministre français Manuel Valls n’a pas hésité à appliquer l’alinéa 3 de l’article 49 de la Constitution pour adopter, sans vote, la réforme du code du travail très contestée.

Le président fictif des Etats-Unis dans la série House of Cards et spécialiste de coups bas politiques, Frank Underwood, a un avis sur tout, y compris sur le premier ministre français Manuel Valls et son recours à l’alinéa 3 de l’article 49 de la Constitution pour faire passer la loi Travail très controversée. 

Le chef du gouvernement français avait déclaré en amont qu’il aurait recours « à ce type d’instrument », même si ça lui faisait « mal au cœur ». 

Les gestionnaires du compte Twitter de la série House of Cards, qui ont l’habitude d’interpeller en directe de vrais responsables politiques et dont Underwood est le personnage principal, ont montré qu’ils suivaient de près la vie politique française et ont envoyé une pique à M.Valls. 

« La démocratie est tellement surfaite », lit-on sous un gif du président américain machiavélique, joué avec brio par Kevin Spacey. 

​Bon joueur, Manuel Valls a répondu par un tweet, en citant Winston Churchill, avec la volonté évidente de montrer qu’il avait compris la blague, et qu’il était capable de répondre à un personnage fictif avec le même degré de recul. 

« Dear Frank, Democracy is the worst form of Government, except for all others », a-t-il rétorqué en anglais reprenant la célèbre phrase: « La démocratie est le pire des systèmes… à l’exception de tous les autres ». 

Ce n’est certes pas par hasard que Frank Underwood s’est tout à coup intéressé à la loi Travail française. L’explication en est on ne peut plus simple: la saison 4 de la série House of Cards est disponible en France depuis mars, sur Netflix.

Le 10 mai, des manifestations spontanées ont eu lieu dans plusieurs villes de France pour dénoncer ce qui est considéré comme un passage en force de l’exécutif. Sept syndicats ont prévu deux nouvelles journées de grèves et manifestations, les 17 et 19 mai. Il s’agira de la cinquième mobilisation unitaire contre cette réforme, et presque la dixième au total, en comptant celle du 1er mai et les rassemblements étudiants, depuis début mars.

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